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Fugues à Laval: une enquête publique réclamée

Fugues à Laval: une enquête publique réclamée

Photo Toma Iczkovits / Agence QMI

LAVAL - Le Comité des usagers du CSSS de Laval a réclamé lundi la tenue d'une enquête publique pour faire la lumière sur les cas de fugues survenues au Centre jeunesse de Laval au cours des dernières semaines.

L'organisme qui veille à la protection des droits des usagers s'est dit préoccupé par les messages contradictoires émanant du gouvernement. Il a rappelé que la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, avait déclaré qu'un réseau de prostitution avait infiltré le Centre jeunesse de Laval avant d'être contredite, le lendemain, par le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

Le Comité est également alarmé par les rumeurs alléguant que l'une des jeunes filles hébergées au Centre jeunesse de Laval y faisait du recrutement pour un réseau de proxénètes.

Le regroupement des usagers du CSSS de Laval croit qu'une enquête publique permettrait de bien comprendre la situation et d'identifier les solutions à mettre en place pour prévenir les fugues d'adolescentes.

Quatre jeunes femmes hébergées au Centre jeunesse de Laval ont fugué au cours des dernières semaines. Leurs parents et les autorités policières craignaient qu'elles ne soient tombées sous l'emprise de proxénètes.

Les adolescentes ont finalement été retrouvées saines et sauves.

Le PQ accuse le PLQ d'avoir tabletté un rapport

Par ailleurs, le Parti québécois (PQ) a accusé lundi le gouvernement Couillard d'avoir tabletté un rapport contenant des recommandations pour lutter contre la prostitution juvénile.

Commandé lorsque le PQ était au pouvoir, le rapport aurait été rédigé après l'élection des libéraux au printemps 2014. Plusieurs corps policiers, dont le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ainsi que différents intervenants, auraient participé aux travaux qui ont mené à la rédaction du rapport.

«On a perdu deux ans parce que le gouvernement avait sur son bureau, à son arrivée, un rapport interministériel avec des recommandations puisées de cette consultation très large, donc deux ans d'inaction», a déploré le porte-parole péquiste en matière de services sociaux et de prévention, Jean-François Lisée.

Sa collègue Carole Poirier a demandé au gouvernement de rendre publics immédiatement le rapport ainsi que les recommandations qu'il contient.

Désinvestissement

Le Parti québécois a également dénoncé les compressions de 20 millions $ par année dans le budget des centres jeunesse ainsi que les coupes de 20 % dans le budget du «Plan d'intervention québécois sur les gangs de rue», qui comprend un volet sur la prévention et l'intervention en matière d'exploitation sexuelle des adolescents.

L'opposition officielle a d'ailleurs reproché au gouvernement Couillard d'avoir opposé une fin de non-recevoir à une demande du SPVM, qui souhaitait la création d'une escouade métropolitaine mixte pour lutter contre la prostitution juvénile ainsi que la mise sur pied d'un centre intégré pour les victimes d'exploitation sexuelle.

«Cette demande, qui découlait des travaux du comité interministériel, a été refusée par la Sécurité publique, a indiqué M. Lisée. Le gouvernement Couillard a dit «non» pour des raisons strictement budgétaires et donc le SPVM n'a pas eu les moyens qu'il considérait essentiels [...] pour mieux répondre à cette problématique complexe.»

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