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Tombées dans les eaux glacées, elles ne reçoivent aucun soin

SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU - Deux jeunes adolescentes de Saint-Jean-sur-Richelieu qui venaient de sombrer dans les eaux glaciales de la rivière Richelieu, mercredi dernier, ont été renvoyées à la maison après avoir été sévèrement sermonnées par la direction de l'école Docteur-Alexis-Bouthillier. Or, les jeunes filles auraient présenté des signes d'hypothermie.

Sarah-Maude Guérard et Judith Dubuc ont décidé de se rendre à pied sur la rivière Richelieu qui se trouve à environ 500 mètres de leur école située à Saint-Jean-sur-Richelieu. En raison du temps doux, la glace a soudainement cédé sous leurs pieds et les deux adolescentes sont tombées dans l'eau glacée. Heureusement, elles ont réussi à s'extirper de la rivière et, trempées jusqu'aux os, elles sont revenues à pied à l'école.

Après s'être rendues au bureau de la directrice de l'école, les deux adolescentes affirment qu'elles y sont restées environ 15 à 20 minutes, grelottant dans leurs vêtements mouillés, leurs cheveux détrempés. Puis, racontent-elles, la directrice les a sermonnées et a appelé leurs parents.

À aucun moment, la directrice ou un membre du personnel n'a cru bon d'appeler une ambulance afin de vérifier l'état de santé des deux élèves qui venaient de tomber dans des eaux glacées.

«C'est la base»

Une fois rentrée à la maison, Sarah-Maude était fiévreuse et ne cessait de grelotter. Craignant que sa fille souffre d'hypothermie, Josée Sarazin a alors composé le 9-1-1. Les deux adolescentes se sont finalement rendues à l'hôpital. Sarah-Maude a reçu un diagnostic d'hypothermie, tandis que Judith a souffert d'une engelure au 1er degré.

«Ce que je ne comprends pas dans tout ça, c'est que c'est une directrice d'école! C'est la base de faire les premiers soins», a lancé Mme Sarazin.

Selon elle, il s'agit d'un réflexe que toute personne ayant reçu des cours de premiers soins devrait avoir.

«Tu vois quelqu'un tomber sur la glace? Tu composes le 9-1-1. Un enfant pourrait y penser! On déchire le linge et on recouvre la personne!» a rappelé Mme Sarazin qui croit que la directrice a voulu «se débarrasser» de la situation en téléphonant uniquement aux parents.

La directrice générale adjointe de la Commission scolaire des Hautes-Rivières a confirmé les faits survenus mercredi et s'est dite préoccupée. Elle a affirmé que le protocole sera revu puisque ces événements soulèvent des questions de sécurité importantes.

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