Jean-François Desbiens
Agence QMI

Sudation mortelle: les trois accusés iront en prison

Jean-François Desbiens

Dernière mise à jour: 29-01-2016 | 14h51

DRUMMONDVILLE - Coupables de négligence criminelle causant la mort de Chantal Lavigne, Gabrielle Fréchette, Ginette Duclos et Gérald Fontaine écopent de peines d'emprisonnement fermes.

Chantal Lavigne est décédée au terme d'une expérience de sudation corporelle en juillet 2011.

La femme de 35 ans, mère de deux jeunes enfants, est morte d'asphyxie et d'un coup de chaleur après avoir passé plus de sept heures allongée au sol, enrobée de boue et d'une pellicule plastique, recouverte de plusieurs édredons, une boîte de carton sur la tête.

La séance s'était tenue en pleine canicule de juillet, dans le cadre du séminaire intitulé «Mourir en conscience» organisé par Gabrielle Fréchette.

Au sujet de cette dernière, âgée de 57 ans, la juge Hélène Fabi a insisté sur le fait qu'elle ne présentait aucun sens autocritique.

«Maitre d'œuvre de l'activité pour laquelle elle n'avait pas les compétences, Gabrielle Fréchette a volontairement ignoré les dangers potentiels, ce qui constitue une insouciance déréglée» a expliqué la juge avant de la condamner à trois ans de pénitencier.

Deux ans pour les coaccusés

Dans les cas de Ginette Duclos, âgée de 64 ans, et Gérald Fontaine, 42 ans, bien qu'ils aient joué un rôle moindre comme assistants à Gabrielle Fréchette, ils auraient dû connaître les risques d'une telle activité, considérant le contexte particulier.

Ils écopent chacun de deux ans de prison, et s'y sont dirigés après la comparution.

Comme leur condamnation fait déjà l'objet d'un appel devant le plus haut tribunal du Québec, leurs avocats devront se présenter devant la Cour d'appel la semaine prochaine pour obtenir leur remise en liberté en attendant la suite des procédures.

Pour Patrick Naud, conjoint de la victime et Raymond Lavigne, père de Chantal, les peines prononcées sont justes.

«Ça été long, et c'est pas terminé avec les appels, ça m'écoeure franchement, mais au moins je suis satisfait des peines d'emprisonnement, ils ne méritaient pas d'être libre» a mentionné Patrick Naud.

«Ça fait quatre ans et demi, c'est long la justice. J'espère juste que les sentences prononcées vont faire réfléchir ceux qui auraient des idées de poser des gestes semblables» a exprimé Raymond Lavigne.

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