Michael Nguyen
Agence QMI

Il plaide coupable d'avoir tué son ex-conjointe enceinte

Il plaide coupable d'avoir tué son ex-conjointe enceinte

Raynald Létourneau. Photo SPVM

Michael Nguyen

MONTRÉAL - Rongé par les remords, un meurtrier qui figurait parmi les 10 criminels les plus recherchés au Québec a plaidé coupable du meurtre prémédité de son ex-conjointe qui était enceinte de lui.

Raynald Létourneau ne voulait pas de procès. Même s'il était certain d'être condamné à la prison à vie sans libération possible avant au moins 25 ans s'il plaidait coupable, il a insisté pour être condamné «le plus rapidement possible».

C'est donc ce qui est arrivé jeudi au palais de justice de Montréal, alors qu'il a plaidé coupable à l'infraction la plus grave du Code criminel, et qui entraîne la sentence la plus lourde prévue par la loi.

L'accusé de 47 ans a reconnu avoir tué son ex-conjointe Charlie Cecilia Garcia Larez, 36 ans, dans un appartement de la rue Goyer à Montréal. Létourneau aurait ensuite violé le corps de la femme, ce qui lui a valu une accusation d'outrage à un cadavre. Il n'a toutefois pas plaidé coupable à cette accusation.

Indications

C'est le 30 mai 2015 qu'il s'est présenté chez la femme d'origine vénézuélienne pour commettre son crime. Létourneau l'avait étranglée avant de prendre la fuite.

Mais, fait particulier, il avait laissé des indices aux policiers et n'avait pas barré la porte d'entrée.

«Les policiers retrouvent sur le lit (où se trouvait le corps de la victime) les cartes d'identité de la victime de même que trois notes écrites par l'accusé indiquant, entre autres, l'heure du décès [...] accompagné du mot "urgence" », peut-on lire dans le sommaire des faits déposés à la cour.

Létourneau ignorait alors que son ex-conjointe était enceinte de lui. Ils s'étaient séparés un mois plus tôt.

«Les amis de la victime connaissaient l'état (de la victime), qui leur aurait expliqué avoir rompu avec l'accusé parce qu'il était trop agressif», peut-on lire dans le résumé des faits.

Cavale

Malgré les indications laissées aux policiers, Létourneau est parti en cavale après avoir vidé ses comptes bancaires et s'être débarrassé de sa voiture. Il avait même changé son adresse à la Régie des rentes du Québec, indiquant erronément qu'il avait déménagé à Paris.

«J'ai notamment abandonné mes biens, j'ai laissé croire que je voulais fuir le Canada», a reconnu Létourneau.

Autre fait à noter: il aurait aussi envoyé, durant sa cavale, des messages de condoléances à la famille de la victime.

Il avait finalement été arrêté le 24 août 2015 à Montréal, alors qu'il se présentait sous un faux nom, Léo Latour.

Létourneau sera admissible à une libération conditionnelle en 2040. Par la suite, les services correctionnels fédéraux garderont un œil sur lui jusqu'à sa mort.

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