Michael Nguyen
Agence QMI

Il étranglait des personnes avec une serviette à l'hôpital

Il étranglait des personnes avec une serviette à l'hôpital

L'accusé aurait commis les gestes reprochés à l'hôpital Notre-Dame.Photo Archives / Agence QMI

Michael Nguyen

MONTRÉAL - C'est avec une simple serviette qu'un patient de l'aile psychiatrique de l'hôpital Notre-Dame en aurait tué deux autres, a-t-on appris jeudi matin à l'ouverture de son procès au palais de justice de Montréal.

«Les deux victimes [sont décédées] de la même façon, [des suites d'un] étranglement compatible avec un linge large», a lancé Me Geneviève Dagenais de la poursuite, en déclaration d'ouverture au procès d'Idelson Guerrier.

L'homme de 35 ans avait été admis à l'hôpital de son plein gré pour ce qui semblait être une psychose toxique, a continué la Couronne aux jurés. C'était le 13 juin 2012.

Trois jours plus tard, Gaétan Sénécal, 69 ans, était trouvé mort dans sa chambre. Selon la Couronne, personne à l'hôpital ne s'est inquiété. Le personnel croyait à une mort naturelle.

Mais le même jour, Guerrier était vu dans une chambre adjacente à la sienne, avec une serviette à la main.

«Il s'est fait dire de quitter [les lieux], et il a dit s'être trompé de chambre», a expliqué Me Dagenais.

Quatre jours plus tard, Claude Courtemanche, 77 ans, était lui aussi trouvé sans vie dans sa chambre. Encore une fois, personne ne s'est inquiété, selon la poursuite.

C'est le lendemain, quand Guerrier a été vu à nouveau dans une chambre, couché sur une femme avec ses mains autour de son cou, que le personnel hospitalier a compris.
«C'est là que le lien a été fait», a expliqué Me Dagenais.

En tout, Guerrier fait face à six accusations, soit deux de meurtres prémédités, ainsi que deux tentatives de meurtre et deux d'agressions armées.

Juste après la déclaration d'ouverture de la Couronne, une policière a commencé son témoignage. Elle a expliqué être intervenue chez la mère de Guerrier à Montréal-Nord le 13 juin 2012, à la demande d'une femme et de l'accusé

«Il a dit qu'il était un grand consommateur de marijuana, mais qu'il était en sevrage, a témoigné Nathalie Lefebvre. Il m'a dit qu'il se sentait suivi et épié».

Guerrier était calme, et il a volontairement quitté les lieux en ambulance à la fin de l'intervention policière, qui s'est faite sans anicroche.

Guerrier est représenté par Me François Bérichon et Me Luc Trempe. Le procès, présidé par la juge Hélène Di Salvo, devrait durer trois mois.

Aussi sur Canoe.ca



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos