Kate Tremblay
Agence QMI

Fraude de 150 000 $: une ex-employée risque 3 ans de prison

Kate Tremblay

SAGUENAY - Une ancienne employée du restaurant Le Barillet de l'arrondissement de Jonquière, à Saguenay, risque trois ans de pénitencier pour avoir subtilisé près de 150 000 $ à son employeur de l'époque.

Le propriétaire de l'établissement a le sentiment d'avoir été trahi.

Il a dû assumer personnellement les pertes de son entreprise qui célébrera son 50e anniversaire dans quelques mois.

Il a craint de devoir fermer les portes de son établissement.

«Quand on a su la vérité, ç'a été comme une bombe auprès du personnel» raconte Michel Tremblay.

La responsable de son malheur se nomme Nelly Bilodeau.

La femme de 36 ans travaillait au Barillet depuis 15 ans, dont 13 à titre d'adjointe administrative lorsqu'elle a commis la fraude.

«Ça avait rapport avec les machines à poker, explique l'avocat de la défense, Me Jean-Marc Fradette. Il y a des relevés dans ces appareils-là et par les relevés, on peut mettre moins d'argent dans les machines, mais faire figurer qu'il y en a plus dans la machine.»

«On travaille et on fait confiance, mais dans le fond, on nous a trahis, indique M. Tremblay. Je dis que c'est pire que la mort. C'est un deuil et tu te sens coupable de ce qui arrive. La situation n'est pas facile et c'est sûr que ce sont des pertes qu'on ne récupérera pas.»

La poursuite réclame de 30 à 36 mois de pénitencier; la défense, de 10 à 16 mois de prison.
Me Fradette aurait voulu que la peine soit purgée dans la collectivité pour sa cliente, mais de récentes modifications au Code criminel ne le permettent plus dans des cas de fraude de plus de cinq mille dollars.

«C'est une dame qui a des problèmes personnels importants, précise-t-il. Elle n'a pas commis d'autres crimes depuis deux ans et demi et je ne pense pas que la prison soit la solution, mais la cour n'a pas d'autres choix.»

Michel Tremblay, lui, est content de savoir qu'elle aura du temps pour réfléchir derrière les barreaux.

«Une cinquantaine de personnes auraient perdu leur emploi si nous n'avions pas découvert la vérité plus tôt», lance-t-il.

Nelly Bilodeau a utilisé la totalité de la somme subtilisée pour assouvir ses problèmes de jeu compulsif.

«Si je pouvais revenir en arrière, je le ferais, mais je ne peux malheureusement pas», a-t-elle mentionné devant le juge.

Elle va connaître sa peine le 15 février prochain.

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