Michael Nguyen
Agence QMI

Il aurait agressé et escroqué 10 adolescentes

Michael Nguyen

MONTRÉAL - En signant un «contrat» leur promettant de faire de l'argent, 10 adolescentes auraient plutôt été agressées sexuellement puis escroquées, a raconté l'une d'elles, mardi, à la cour.

«Il m'a abordé dans la rue en 2011 en me complimentant, il était doux», a raconté Valérie (nom fictif) au procès de Walid Mustapha Chalhoub.

Mais la jeune femme, qui était alors âgée de 18 ans, est vite tombée de son nuage quand elle a appris que l'accusé aurait filmé leurs ébats, et qu'il aurait menacé de les diffuser.

Valérie a ensuite expliqué que pour récupérer la vidéo, elle devait non seulement payer, mais elle devait en plus tourner une deuxième vidéo.

«Il m'avait fait dire que j'étais consentante, mais ce n'était pas crédible parce que je pleurais», a dit Valérie lors de son témoignage par moments confus, ce qu'elle explique par l'écoulement du temps et sa volonté d'oublier tous ces événements.

L'affaire s'est finalement réglée quand Chalhoub a offert 800 $ à Valérie, mais le chèque était sans provision, a expliqué cette dernière.

Promesses d'argent

Valérie ne serait pas la seule victime de Chalhoub. En 2013, l'accusé aurait manipulé neuf autres jeunes femmes âgées de 15 à 18 ans. Il fait face à 48 accusations d'agressions sexuelles, de proxénétisme et d'extorsion.

«Il a profité de leur naïveté et de leur vulnérabilité», a lancé Me Rachelle Pitre de la Couronne.

Pour ces neuf victimes, qui devraient toutes témoigner d'ici les trois prochaines semaines, Chalhoub aurait utilisé le même modus operandi.

Après avoir signé un contrat leur promettant «beaucoup d'argent rapidement», les victimes auraient été forcées de coucher avec l'accusé.

Les neuf victimes ont toutes refusé, mais Chalhoub les menaçait alors d'une pénalité de plusieurs milliers de dollars pour rupture de contrat.

«Elles vont toutes se soumettre, par peur», a expliqué Me Pitre.

Et après, Chalhoub leur offrait le choix entre faire de la prostitution, vendre de la drogue ou frauder des banques, selon la preuve amassée par la Couronne.

Une deuxième victime a pris la barre des témoins en fin de journée mardi, et son témoignage se poursuit ce mercredi, au palais de justice de Montréal.

Aussi sur Canoe.ca



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos