Louis Gagné
Agence QMI

Trois ex-dirigeants de firmes de génie plaident coupables

Trois ex-dirigeants de firmes de génie plaident coupables

Louis Gagné

QUÉBEC - Les dirigeants de trois firmes de génie-conseil qui ont été éclaboussées devant la commission Charbonneau ont plaidé coupables à des accusations de financement illégal, a annoncé le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) vendredi.

Il s'agit de l'ancien vice-président au développement de Groupe SM, Jean Guité, de l'ex-directeur administratif de Pluritec, Gilles Cousineau, et de l'ancien vice-président de Dessau, Jacques Fortin.

Les trois hommes ont reconnu avoir aidé des employés de leur firme à servir de prête-nom pour verser des contributions au Parti libéral du Québec (PLQ) et au Parti québécois (PQ).

Ils ne pourront obtenir de contrat public au Québec au cours des trois prochaines années.

Jean Guité a plaidé coupable à 27 constats d'infraction pour avoir aidé, en mai et juin 2009, des employés du Groupe SM à effectuer des dons au PLQ et au PQ «autrement qu'à même leurs propres biens». Il a payé des amendes totalisant 74 200 $.

Gilles Cousineau a pour sa part reconnu sa culpabilité pour 23 constats d'infraction similaires. Les faits reprochés se sont produits entre mai 2009 et avril 2011.

Il a payé des amendes s'élevant à 23 475 $.

De son côté, Jacques Fortin a reconnu avoir aidé quatre employés de Dessau inc. et deux employés de Gestrans inc. à servir de prête-nom pour effectuer des dons au Parti québécois. M. Fortin a été condamné à débourser une somme de 19 000 $.

Le DGEQ a également annoncé vendredi que MM. Guité et Cousineau avaient plaidé coupables à des accusations de financement illégal pour des gestes commis dans le cadre des élections générales municipales du 1er avril 2009.

Les noms des firmes Dessau et Groupe SM ont été mentionnés à plusieurs reprises à la commission Charbonneau.

Différents témoins ont raconté qu'elles avaient pris part à un système de collusion pour l'obtention des contrats de génie-conseil à Montréal et Longueuil.

Le nom de Pluritec a également été cité à la commission Charbonneau.

Un ancien ingénieur des firmes BPR et Roche a affirmé le mois dernier s'être fait rembourser deux contributions politiques de 2000 $ par Pluritec.



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