Agence QMI

Pipes à crack à 25 cents: un intervenant défend l'initiative

Pipes à crack à 25 cents: un intervenant défend l'initiative

Une pipe à crack distribuée à Vancouver. Photo Carmine Marinelli / Agence QMI

VANCOUVER - Un intervenant en toxicomanie de Vancouver défend l'initiative de son organisme de vendre des pipes à crack dans des machines distributrices et accuse le gouvernement Harper de ne pas financer suffisamment les centres de désintoxication.

Ces deux machines distributrices qui vendent des pipes à crack pour 25 cents, installées il y a six mois dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver, ont récemment attiré l'attention des médias. Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, a indiqué à l'Agence QMI, samedi, que son gouvernement n'encourage pas leur utilisation. «Notre gouvernement encourage les traitements qui mettent fin à la consommation de drogue, ce qui inclut de limiter auprès des jeunes l'accès aux accessoires reliés à la drogue», a dit le ministre.

Un porte-parole du Drug Users Resource Centre (DURC) de Vancouver, Mark Townsend, réagissant aux propos du ministre, a déclaré dimanche que si le gouvernement conservateur était réellement empathique aux souffrances des toxicomanes, il financerait adéquatement les programmes de traitement et de désintoxication.

«Je mets M. Blaney au défi de venir visiter un de nos centres qui vient justement de subir des coupes», a dit M. Townsend. Selon lui, l'usage de pipes à crack propres prévient la transmission du VIH, de l'hépatite C et d'autres maladies.

«Nous encourageons des pratiques sécuritaires. Ça protège tout le monde et ça permet à l'État de sauver de l'argent», a-t-il affirmé. Il ajoute que d'aucune façon les machines n'encouragent les jeunes à consommer. Elles ne font que favoriser de pratiques sécuritaires, selon lui.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos