La chaleur complique le travail des pompiers

LAC-MÉGANTIC – Le temps caniculaire compliquait le travail des pompiers à Lac-Mégantic, lundi. Toutefois, les équipes déployées dans quatre secteurs de la zone rouge se relayaient afin d'éviter les coups de chaleur.

«Nous sommes toujours en intervention sur le terrain à cause des dangers potentiels d'incendies avec les vapeurs d'essence des produits pétroliers et le benzène qui est dans l'air.

On veut s'assurer de la protection de tous les travailleurs», a expliqué à TVA Nouvelles, lundi, le chef des pompiers de Lac-Mégantic, Denis Lauzon.

Devant l'ampleur de la catastrophe, le service incendie méganticois a dû procéder à la location de véhicules afin d'être en mesure d'intervenir au besoin.

«Nous avons ceinturé les endroits problématiques avec des boyaux d'arrosage. Si le feu prend, on est en mesure de répondre rapidement. On est branché constamment à des bornes-fontaines.»

Des habits de Ski-doo

Denis Lauzon reconnaît que le mercure en hausse est éprouvant pour les sapeurs. «Avec nos vêtements de travail que l'on appelle les bunkers, c'est comme si vous mettiez un habit de Ski-doo pour faire de l'activité physique à l'extérieur», a affirmé ce dernier.

Les pompiers sur le terrain se sont répartis en quatre équipes qui se relayent toutes 30 minutes afin d'éviter les malaises causés par la chaleur intense.

«Des pompiers sont en attente à la caserne, se reposent, s'hydratent. Ensuite, une autre équipe est envoyée sur le terrain et une autre équipe vient se reposer», a précisé l'expérimenté sapeur.

Pompage et caméra

Le service incendie a déployé ses équipes pour «protèger la scène» alors que s'effectuait le pompage des wagons-citernes de la Montreal Maine & Atlantic Railway (MMA) dans lesquels il reste toujours du pétrole.

Quatre secteurs de la zone rouge étaient ainsi couverts, lundi, par des groupes de pompiers qui proviennent d'un peu partout au Québec pour prêter main-forte à leurs collègues méganticois.

Jour et nuit, des membres de l'équipe de Denis Lauzon s'assurent aussi qu'il n'y a pas d'émanations de benzène qui auraient fui dans les égouts vers le haut de la ville. «Rien n'a été détecté jusqu'à présent», a indiqué le chef des pompiers.

La chaleur ne semble toutefois pas chauffer les wagons de la MMA. «Des lectures par caméras thermiques sont aussi faites sur les réservoirs et rien n'a bougé, mais nous sommes là prêts à intervenir», a dit M. Lauzon.


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