Richard Henry Bain cité à procès

Justice

Richard Henry Bain Photo Agence QMI / Archives


Michaël Nguyen

MONTRÉAL – Richard Henry Bain a renoncé à son enquête préliminaire et il a donc été cité à son procès pour l’attentat survenu le soir des élections provinciales au Métropolis, où un technicien de scène a été abattu par une balle de semi-automatique.

L’annonce a été faite mardi matin, après une pause de deux semaines dans l’affaire du meurtre de Denis Blanchette survenu le 4 septembre dernier. Des témoins étaient prêts à s’avancer à la barre mais l’accusé, âgé de 62 ans, a mis fin abruptement aux audiences.

Le Code criminel prévoit qu’avec le consentement de la Couronne, un prévenu peut sauter cette étape des procédures qui permet entre autres de tester la preuve de la poursuite.

«Je ne m’oppose pas», a fait savoir Me Éliane Perreault, qui avait déjà fait entendre plusieurstémoins lors des deux premières journées d’audiences.

Le juge Pierre E. Labelle a donc cité l’accusé à procès et ce dernier reviendra en Cour à l’ouverture des assises, le 3 septembre prochain, afin de déterminer la date où un jury sera convoqué.

Accusations modifiées

À la suite de la décision du juge, la Couronne en a profité pour modifier certaines accusations, qui sont passées de 16 à 15.

Bain est toujours accusé du meurtre prémédité de Denis Blanchette et d’avoir tenté de tuer un collègue de la victime, Dave Courage, avec une arme semi-automatique. Mais il est maintenant aussi accusé d’avoir tenté de tuer 14 autres personnes, en plus d’un policier de la Sûreté du Québec.

«Ce sont des réaménagements des accusations, certaines personnes sont maintenant identifiées», a fait savoir Me Perreault à la fin de l’audience.

D’autres modifications ont aussi été apportées quant à la kyrielle d’accusations reliées à la possession d’armes à feu. Les accusations d’incendie criminel, de possession de fusées et de contenant à gaz dans un dessein criminel sont toujours présentes dans la nouvelle dénonciation.

Mais la fin de l’enquête préliminaire ne signifie pas que Richard Henry Bain ne reviendra plus au palais de justice avant septembre.

Une ordonnance de non-publication est toujours en vigueur dans cette affaire et la requête des médias pour la lever sera entendue jeudi en Cour supérieure.

Bain assistera à l’audience. Il pourrait aussi demander à la Cour une enquête sur remise en liberté en attendant son procès.


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