Il aurait «mis la main sur les fesses» d'une ancienne adversaire

Toronto

Sarah Thompson a posté une photo et un billet sur sa page Facebook, indiquant que le maire de Toronto lui aurait «mis la main sur les fesses» durant cette soirée Photo Dave Abel / Agence QMi


Don Peat

TORONTO - Rob Ford aurait eu un comportement déplacé avec une ancienne adversaire aux dernières élections municipales, jeudi soir, lors d'un événement organisé par le Comité des affaires politiques canadiennes juives à Toronto.

Sarah Thompson a posté une photo et un billet sur sa page Facebook, indiquant que le maire de Toronto lui aurait «mis la main sur les fesses» durant cette soirée.

La photo la montre en compagnie de Rob Ford - ce dernier ayant les yeux fermés, la bouche entrouverte, avec une large tache sur sa chemise - et Sarah Thompson indique que le maire lui aurait également fait un commentaire déplacé en plus d'avoir eu ce geste inapproprié.

«Je pensais que c'était un bonjour amical... jusqu'à ce que le maire me dise que j'aurais dû aller en Floride avec lui la semaine dernière, parce que sa femme n'y était pas...», a-t-elle écrit sur sa page Facebook, commentant la photo. «J'aurais voulu le frapper en pleine figure. Bonne Journée internationale de la femme!»

«Il a mis sa main sur mes fesses et je me suis dit, mais qu'est-ce qui lui prend? J'étais vraiment fâchée d'autant plus qu'il sait à quel point je travaille fort pour cette ville», a-t-elle déclaré en entrevue à la radio, vendredi matin.

Bien qu'elle ne pense pas poursuivre Rob Ford, Sarah Thompson dit qu'elle aimerait au moins recevoir des excuses de sa part.

Ford a nié les allégations

Pour sa part, Rob Ford a nié toutes les allégations dans un communiqué émis vendredi après-midi. «Tôt ce matin, de fausses allégations ont été faites à propos d'un certain nombre de comportements dégoûtants. Je suis sous le choc, consterné et surpris. Je peux affirmer sans aucune hésitation que c'est entièrement faux», a dit Rob Ford.

«Ce qui est encore plus surprenant, c'est qu'une femme qui aspire à être une leader des droits civiques puisse crier au loup un jour (la Journée internationale de la femme) où nous devrions célébrer les femmes partout à travers le monde», a-t-il ajouté.

De son côté, le conseiller municipal de Richmond Hill, Carmine Perrelli, estime que Sarah Thompson tente de «piéger» le maire. «Je lui conseillerais de reconsidérer ses affirmations», a-t-il dit.

Mark Towhey, le chef du personnel du bureau du maire, a aussi livré une version différente de l'événement et a prévenu que des consultations juridiques étaient en cours.

«Je n'ai pas entendu leur conversation. Mais je peux vous dire que j'étais là tout le long, ainsi que trois autres membres du personnel et un chauffeur. Les trois membres du personnel étaient à portée de voix et jamais ils n'ont entendu le maire prononcer les paroles qu'on lui prête», a-t-il dit.


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