Des victimes de prêtres contre Marc Ouellet pour devenir pape

Vatican

Marc Ouellet figure parmi la liste des douze cardinaux qui «ne devraient en aucun cas devenir pape», selon des victimes d’abus sexuels des prêtres. Photo d'archives Agence QMI

Marc Ouellet figure parmi la liste des douze cardinaux qui «ne devraient en aucun cas devenir pape», selon une association américaine de victimes d'abus sexuels de la part de prêtres.

Intitulée «Dirty Dozen», la liste publiée mercredi par le réseau SNAP (Survivors' Network of those Abused by Priests) a été érigée en fonction «des actions ou déclarations publiques sur les abus sexuels de prêtres sur des enfants» de ces cardinaux ou encore «du rôle qu'ils ont eu à jouer afin de les camoufler».

Les deux porte-parole du groupe, Barbara Doris et David Clohessy, ont procédé à la lecture publique de la liste mercredi dans un hôtel de Rome. Ils ont indiqué souhaiter que l'église «mettre de la pression» sur les 12 cardinaux afin qu'ils cessent de prétendre que «le pire est dernière nous».

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«Tragiquement, le pire est certainement à venir», ont-ils dit, ajoutant que la principale leçon du pontificat de Benoit XVI est que le fait d'être au courant du problème ne garantit en rien une réponse adéquate de l'Église.

Le pouvoir aux cardinaux

En plus du Cardinal Ouellet, la liste contient les noms de Norberto Rivera Carrera du Mexique, d'Oscar Rodriguez Maradiaga du Honduras, de Timothy Michael Dolan de New York, d'Angelo Scola et de Tarcisio Bertone, tous deux secrétaires d'État au Vatican et de nationalité italienne, George Pell de l'Australie, Dominik Duka de la République Tchèque, Donald Wuerl de Washington DC, Sean O'Malley de Boston, Leonardo Sandri de l'Argentine et Peter Turkson du Ghana.

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a indiqué qu'il ne tiendrait pas compte de la liste et que «seuls les cardinaux ont le pouvoir d'éliminer leurs confrères».

SNAP est un réseau d'entraide indépendant et confidentiel pour les victimes d'abus sexuels de la part de prêtres, qui offre notamment un service d'écoute et de conseil juridique. En plus de sa base aux États-Unis, le réseau comprend des chapitres au Mexique, en Europe, en Australie, et même au Canada, incluant un partenariat avec Mouvement Action Justice au Québec.


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