Un manifestant fait des menaces inquiétantes sur Facebook


Michael Nguyen

Un manifestant arrêté mardi fait face à des accusations pour le moins étranges. D'abord épinglé en possession de deux cocktails Molotov, il a été accusé mercredi d'avoir fait craindre à des activités terroristes et d'avoir menacé de poser des explosifs dans un «show de 50 000 personnes».

Denis Marc Pelletier, un homme de 29 ans, a été arrêté vers 17 h mardi au centre-ville de Montréal. Il aurait eu les engins incendiaires sur lui, a expliqué le porte-parole du Service de police de Montréal, Dany Richer.

Sauf que les accusations allaient s'aggraver.

«La Sûreté du Québec (SQ) faisait déjà enquête sur lui en lien avec d'autres événements», a poursuivi Dany Richer.

Pelletier a ainsi passé la nuit en détention, pour comparaître mercredi après-midi au palais de justice de Montréal.

En plus des accusations en lien avec les événements de mardi, Pelletier a été accusé d'avoir fait craindre à des activités terroristes entre le 22 février et le 25 février dernier, suite à l'enquête de la SQ.

Et il est aussi accusé d'avoir «sciemment proféré une menace de causer la mort ou des lésions corporelles lors d'un show à 50 000 personnes» le 22 février dernier. Ces menaces pourraient avoir un lien avec un message laissé sur sa page Facebook.

«Vous allez bientôt assister au terrorisme 2.0 made in occident, a-t-il écrit dans un message bourré de fautes. Camion de livraison piéger (sic), attentat au Parlement, des poste policier(sic) attaquer (sic) par des policiers et +.»

Il a ainsi continué, ajoutant qu'il allait mettre des explosifs dans un haut-parleur lors d'un show de 50 000 personnes, peut-on lire sur le message laissé sur son mur Facebook. Il fait aussi face à un chef d'avoir «fait recevoir par des agents de la SQ une menace de causer la mort» à un individu.

La Couronne s'est opposée à la remise en liberté de l'accusé, et il reviendra jeudi matin au palais de justice de Montréal pour son enquête sur cautionnement. D'ici là, le flou règne quant au contexte des événements.

La SQ a refusé de commenter l'affaire, puisque le dossier est maintenant dans les mains du tribunal.

Sur sa page Facebook, Pelletier se présente comme un «auteur-compositeur-interprète».


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