La GRC procède à une arrestation et quatre perquisitions


Marilyse Hamelin

Dernière mise à jour: 27-02-2013 | 12h40

La GRC a procédé mercredi à quatre perquisitions et, la veille, à une arrestation dans le cadre de son enquête sur l'explosion d'une bombe dans un centre de recrutement des Forces canadiennes à Trois-Rivières, survenue en juillet 2010.

Les perquisitions ont eu lieu dans la région de Montréal, de Saguenay, dans l'arrondissement Saint-Hubert de Longueuil et dans les locaux de l'association étudiante du Collège Lionel-Groulx, situé à Sainte-Thérèse.

Une personne a été arrêtée mardi dans les Laurentides. «La personne a été interrogée, puis relâchée. Aucune accusation n'a été portée pour le moment, car les enquêteurs en sont à analyser les informations et preuves recueillies», a indiqué le caporal Luc Thibault.

Le porte-parole de la GRC a par ailleurs tenu à souligner que cette arrestation, de même que les perquisitions, ne sont en aucun cas reliées à l'arrestation préventive d'un manifestant qui se rendait de Sherbrooke au square Victoria, à Montréal, pour participer aux manifestations pour la gratuité scolaire de mardi.

Le caporal Luc Thibault a assuré que l'opération était plutôt en lien avec l'Initiative de résistance internationaliste, un regroupement ayant revendiqué trois attentats dans la province depuis décembre 2004.

Outre l'attentat à la bombe dans un centre de recrutement des Forces canadiennes à Trois-Rivières en 2010, le groupe aurait affirmé être responsable d'avoir vandalisé un pylône d'Hydro-Québec en Estrie, en décembre 2004.

ût 2006, le groupe aurait également revendiqué l'explosion de la voiture d'un porte-parole de l'Institut canadien des produits pétroliers.

«L'enquête avance, il pourrait y avoir d'autres perquisitions, d'autres arrestations et des accusations pourraient être portées», a ajouté le caporal Thibault.

Le Collège Lionel-Groulx réagit

La perquisition effectuée mercredi par quatre agents de la GRC dans le local de l'association étudiante du Collège Lionel-Groulx n'est pas passée inaperçue.

Le directeur des communications du collège, Yves Marcotte, a indiqué que l'établissement allait collaborer à l'enquête, mais qu'il n'en savait pas plus pour le moment.

«Nous avons été informés vers 7 h par les gardiens de sécurité qu'une perquisition de la GRC avait lieu dans les locaux de l'association étudiante (AGEECLG), a-t-il dit. À ma connaissance, aucun étudiant n'a été rencontré par les policiers. Les policiers devraient quitter pour midi.»

Un étudiant en Art n'ayant pas voulu révéler son identité par peur de représailles de la GRC a exprimé son indignation après s'être vu repoussé à l'extérieur du local étudiant, lui qui venait de déverrouiller la porte pour les policiers.

«Nous n'avons aucune idée de ce qu'elle (la GRC) vient faire ici, nous n'avons rien dans l'asso, a-t-il dit. Après la répression de l'administration le 15 mai dernier (lors des manifestations étudiantes du printemps), c'est la goutte qui fait déborder le vase!»

Anciennement impliqué dans l' AGEECLG, l'étudiant Antoine Lemay était venu au local pour brancher son lecteur de musique. «Je suis surpris, je n'étais au courant de rien», a-t-il dit en constatant qu'une perquisition était en cours.

Avec la collaboration de Simon Laliberté



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