Opération majeure contre un réseau de trafic de stupéfiants

Dernière mise à jour: 27-02-2013 | 14h21

SAINT-JÉRÔME - Une importante opération policière a eu lieu dans plusieurs municipalités de la couronne nord de Montréal, mercredi matin, dans le but de démanteler un réseau de trafic de stupéfiants.

Les policiers étaient à l'œuvre à partir de 6 h et ont mené 29 perquisitions de résidences, en plus de fouiller 22 véhicules. «Plusieurs dizaines d'arrestations étaient prévues», a indiqué Frédéric Jean, porte-parole de l'escouade régionale mixte Laval-Rive-Nord.

Le réseau, «particulièrement actif dans la grande région de Saint-Jérôme», selon M. Jean, procédait à la distribution et à la revente de stupéfiants. «On parle de drogues de synthèse, de cocaïne, de crack, de cannabis et de tabac de contrebande», a énuméré le porte-parole.

Les opérations policières se déroulaient à Saint-Jérôme, mais avaient aussi lieu à Mirabel, à Terrebonne, à Saint-Colomban et à Saint-Hippolyte.

L'enquête, appelée le projet Escarpin, avait débuté en 2012. «Elle est le fruit du partage d'informations entre les différents corps policiers et de la mise en commun des ressources», a affirmé M. Jean.

La Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec et les corps de police de Saint-Jérôme, Saint-Eustache, Repentigny, Thérèse-de-Blainville, Mirabel, Laval et Montréal étaient d'ailleurs impliqués dans l'opération.

Une employée arrêtée

En marge de l'opération Escarpin tenue mercredi dans le grand Saint-Jérôme, l'Escouade régionale mixte a procédé à l'arrestation d'une employée civile du poste de police de Saint-Jérôme.

L'arrestation a eu lieu chez elle mercredi matin. «Dans le cadre de l'enquête, nous avons découvert que le groupe criminel avait accès à des informations privilégiées de la police», a souligné le sergent Frédéric Jean de l'Escouade régionale mixte Laval-Rive-Nord.

De par ses fonctions, la personne arrêtée avait accès aux banques de données de la police. «La personne arrêtée a été rencontrée par les enquêteurs pour déterminer son implication au sein du groupe visé par l'opération Escarpin, a dit le sergent Jean.

«Dès que nous avons été mis au fait de la situation, l'employée a été suspendue et tous ses accès au poste de police lui ont été retirés, a ajouté Mark Roy, inspecteur à la division soutien et affaire avec la communauté. Elle ne peut plus se présenter dans nos locaux. Actuellement, nous n'avons pas déterminé si elle sera suspendue avec ou sans solde.»


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