Accident de toboggan mortel

Dernière mise à jour: 17-02-2013 | 17h00

SAINT-CÔME - Une femme de 31 ans a perdu la vie et une autre a été blessée, tard samedi, dans Lanaudière, lorsqu'un toboggan qui dévalait une piste de la station de ski Val Saint-Côme a violemment percuté un arbre.

Le décès de Lai Ling Law, originaire de Joliette, dans Lanaudière, a été confirmé tôt dimanche. La femme avait subi de sévères blessures à la tête et son état de santé s'était rapidement détérioré dans les heures qui ont suivi son transport à l'hôpital.

Selon la Sûreté du Québec, le tragique accident s'est produit alors qu'un groupe de personnes s'amusait à glisser après la fermeture des pistes.

«L'accident est survenu vers 23 h 30, soit après les heures d'ouverture de la station de ski. Les pistes n'étaient plus éclairées», a expliqué Claude Denis, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), précisant qu'il n'y avait plus aucune surveillance sur le site.

Une autre femme qui accompagnait le groupe glissant sur le toboggan a aussi été blessée à la tête, mais sa vie ne serait pas en danger.

«Des enquêteurs se sont rendus sur les lieux pour faire l'analyse de la scène», a ajouté le sergent Denis. Les enquêteurs doivent aussi rencontrer toutes les personnes qui étaient présentes au moment du drame.

Cet accident n'affecte pas les activités du centre de ski qui demeure ouvert dimanche.

Un jeu dangereux

En entrevue à «LCN» dimanche matin, le directeur général de la station, Mario Boisvert, a affirmé que ce genre de pratique, bien que dangereuse, est prisée par plusieurs personnes plutôt téméraires.

«Avant, durant le temps des Fêtes, je laissais les lumières allumées jusqu'à 4 h ou 5 h le matin, mais nous avons arrêté cette pratique, justement parce qu'il y avait trop de monde qui glissait sur les pistes», a-t-il expliqué.

«C'est un cauchemar, surtout pour nos employés qui conduisent les dameuses [surfaceuses de pistes]. Ils ont peur des toboggans et des trois-skis», a ajouté M. Boisvert.
Pourtant, tous les ans, le directeur général écrit et envoie des lettres expliquant que cette pratique est formellement interdite et très dangereuse, mais il reste toujours «des gens qui vont être délinquants», a-t-il déploré.

Il y a deux ans, presque jour pour jour, un homme de 31 ans avait perdu la vie en effectuant une descente de ski tardive dans le même centre de ski, après 22 h. Les pistes étaient fermées, mais toujours éclairées lorsqu'il avait effectué sa chute mortelle.


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