Un voyeur plaide coupable

Yvon

 


Marianne White

QUÉBEC - Yvon St-Amand a reconnu jeudi avoir épié et photographié une adolescente, en plus de s'en être pris à sa conjointe pendant des années.

L'homme de 51 ans de Beauport a été arrêté à la mi-juin après avoir suivi et photographié pendant trois jours consécutifs une jeune fille de 14 ans qui passait des publi-sacs dans son secteur.

La procureure de la Couronne, Me Nathalie Leroux, a relaté qu'apeurée, la victime s'est plainte à sa mère, qui a appelé les policiers de Québec. St-Amand a été rapidement retracé et appréhendé.

L'individu originaire du Nouveau-Brunswick a plaidé coupable jeudi matin à des accusations de harcèlement et de voyeurisme à l'endroit de la jeune fille, qu'il avait filmée avec son cellulaire.

Le chien agressé

La conjointe de l'accusé a profité de cette arrestation pour le dénoncer et relater aux policiers des comportements sexuels déviants à son endroit et envers d'autres femmes.

La femme a mentionné avoir surpris son conjoint en train de commettre des gestes de nature sexuelle avec son chien, avec des caleçons de jeune fille sur la tête, et de l'avoir vu photographier les fesses des femmes dans des endroits publics.

Elle a dit l'avoir confronté à plusieurs reprises et lui a demandé s'il était un pédophile. L'accusé l'aurait alors menacé de la tuer si elle continuait de parler de cela.

Il aurait également projeté un briquet en sa direction lors d'une altercation.
St-Amand a plaidé coupable jeudi à des accusations de menaces de mort et voies de fait à l'endroit de son ex-conjointe entre 2005 et 2012.

Arsenal sexuel

Cette dernière a remis aux policiers un sac appartenant à l'accusé qui contenant un véritable arsenal sexuel.

Dans un sac de sport cadenassé, les policiers ont trouvé de la vaseline, des gants en latex, des condoms souillés, des somnifères, une machette ainsi que six cassettes audio de cris de jouissance féminine.

Les policiers ont découvert dans deux cellulaires saisis des centaines de photos de fesses et de jambes de femmes que St-Amand suivait à leur insu.

Lors de l'enquête sur remise en liberté à l'automne, un échantillon des photos avait été présenté.
On y voyait notamment une mineure proche de l'accusé, endormie et partiellement dévêtue.

D'autres femmes qui n'ont pu être identifiée et qui semblaient somnolentes sur les photos prises par l'accusé, étaient également montrées dans des positions explicites.

Antécédents judiciaires

St-Amand a déjà été condamné à deux ans de détention en 1999 pour une agression sexuelle et à six mois de prison en 1985 pour un attentat à la pudeur.

Un rapport présentenciel et sexologique a été demandé pour St-Amand, qui est représenté par Me Julie Bégin.

L'accusé, qui est détenu depuis son arrestation, reviendra en cour en juin pour les représentations sur la peine devant le juge Rémi Bouchard.


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