Patrick Brazeau est libéré sous conditions

Dernière mise à jour: 08-02-2013 | 13h36

GATINEAU - Le sénateur Patrick Brazeau a comparu au palais de justice de Gatineau sans avocat, vendredi matin, alors qu'il fait face à des accusations de voies de fait simples et d'agression sexuelle. Il a été libéré sous conditions.

L'homme de 38 ans ne pourra s'approcher à moins de 150 mètres de la présumée victime et de sa résidence, il devra demeurer à Maniwaki et ne pourra pas posséder d'arme à feu. Il devra aussi garder la paix, avoir une bonne conduite et aviser les autorités de tout changement d'adresse.

Il a quitté le palais de justice vers 10h45 après avoir versé une caution de 1000 $ et sans faire de déclaration aux nombreux journalistes se trouvant sur place.

Il reviendra en cour le 22 mars pour la suite des procédures. Depuis sa comparution, il semblerait qu'il serait parvenu à bénéficier des services d'un avocat.

Devant la gravité des faits allégués, jeudi, le premier ministre Harper a décidé de chasser le jeune sénateur du caucus conservateur. Patrick Brazeau peut continuer à siéger comme indépendant.

Mardi, le caucus conservateur au Sénat présentera une motion afin qu'il soit placé en congé forcé rémunéré. «De plus, la motion demandera au Comité sénatorial permanent de la régie interne de prendre les mesures nécessaires pour que le sénateur n'ait plus accès aux ressources du Sénat», a dit Marjory LeBreton, leader du gouvernement au Sénat, par communiqué.

Réaction de Stephen Harper

Depuis Burnaby, en Colombie-Britannique, où il a annoncé vendredi les nouvelles mesures entourant les personnes déclarées criminellement non responsables, le premier ministre Stephen Harper a qualifié la situation entourant le sénateur Brazeau d'«horrible».

«C'est très épouvantable et décevant. Nous sommes tous très déçus, mais cela ne devrait pas porter ombrage sur le fait que la plupart des gens au sénat travaillent très fort et prennent leurs responsabilités très sérieusement», a-t-il déclaré.

Possible peine d'emprisonnement

S'il est condamné, il pourrait faire face à une peine d'emprisonnement de six mois pour voies de fait simples et de 18 mois pour agression sexuelle.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a procédé jeudi matin à l'arrestation de Patrick Brazeau à la suite d'un appel au 911 de sa résidence.

Le SPVG n'a toutefois pas voulu donner de précision sur l'état de la victime.

Jeudi, des rubans rouges de la police ceinturaient la maison du 9, rue Miramas à Gatineau. «Nous avons considéré [les lieux] comme une scène de crime. Notre service d'identité judiciaire s'est déplacé sur les lieux. Ce n'est pas rare que dans des cas semblables on procède de cette façon. C'est le processus normal», a dit Pierre Lanthier.


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