Marcel Pontbriand nie tout!

Dans une entrevue exclusive à l'émission «J.E.», le présumé gourou Marcel Pontbriand affirme qu'il n'a rien à se reprocher et réfute toutes les allégations le concernant.

L'homme se présente accompagné de sa femme Valérie Martel. Il porte des bottes de cowboy, des jeans, une chemise bleue et une veste de cuir.

«On va en profiter pour corriger certaines affaires» laisse-t-il tomber en serrant la main du journaliste à qui il a donné rendez-vous dans le désert américain. L'endroit demeure secret. Marcel Pontbriand soutient que la mafia le recherche. S'il accepte enfin de parler, c'est parce qu'il veut donner sa version des faits. Et cette version est somme toute simple. À peu près tout ce qui s'est dit sur lui est faux.

L'homme de 53 ans affirme d'abord n'avoir jamais été un gourou. «Je peux pas être un gourou, pour ça je devrais contrôler les gens, a-t-il dit, de sa voix râpeuse de fumeur invétéré. Et ça, je ne le ferai jamais.»

Quand on lui fait remarquer que de nombreuses personnes affirment l'avoir entendu à de nombreuses reprises préconiser une philosophie de vie basée sur l'élimination du négatif dans la vie, il répond que «ma spiritualité c'est de répondre aux questions qu'on me pose». Réponse évasive pour le moins.

Pontbriand déclare qu'il n'a jamais non plus pratiqué d'exorcisme et qu'il n'a jamais agi en tant que guérisseur. Quand on lui fait remarquer que le Collège des médecins l'a condamné à une amende de $600 pour pratique illégale de la médecine, Pontbriand se dit victime des circonstances.

«J'ai voulu aider un homme et puisque je lui ai dit de venir me voir à telle heure, le Collège a estimé que c'était illégal, a-t-il précisé. Et mon avocat m'a conseillé de plaider coupable et de payer l'amende.»

Pas de contact avec les Québécois

Marcel Pontbriand affirme qu'il n'a plus de contact, autre que téléphonique, avec la trentaine de Québécois qui l'ont suivi aux États-Unis.

«Je ne les ai pas vus depuis au moins trois ou quatre ans», a-t-il dit. Quand on lui fait remarquer que des voisins américains ont déclaré à «J.E.» en Arizona qu'ils l'avaient vu avec les autres il y a un an ou deux, Pontbriand persiste et insiste pour dire que c'est faux.

NewTech, qui dit vrai?

Marcel Pontbriand a toujours prétendu avoir joué un rôle important dans NewTech, l'entreprise de haute technologie qui a fait faillite en 2007, causant ainsi de sérieuses pertes financières à un grand nombre de petits et gros investisseurs.

Des propos contredits par Jacques Rancourt, frère des deux fondateurs de l'entreprise, Yvon et Claude, dans la première entrevue d'un ex-dirigeant de NewTech depuis la faillite de la compagnie.

«Marcel Pontbriand détenait moins de 1 % des actions, a dit M. Rancourt. On ne peut certainement pas dire qu'il contrôlait NewTech. Il était un petit actionnaire, comme plus de 3000 autres l'étaient également. Ce n'était qu'un actionnaire parmi tant d'autres.»

L'affirmation pique visiblement Pontbriand au vif. «J'ai tout fait pour cette entreprise », a-t-il affirmé. Une fois de plus, il demande de le croire lui, plutôt que ses détracteurs.

Marcel Pontbriand vit aux États-Unis avec sa femme et ses deux enfants que la Direction de la protection de la jeunesse recherche toujours. L'homme espère maintenant revenir au Québec quand les conditions le lui permettront.


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