L'Épiphanie: un agenda retrouvé dans les décombres


Kassandra Martel

Dernière mise à jour: 01-02-2013 | 22h22

L'ÉPIPHANIE - Les secouristes auraient retrouvé l'agenda de Daniel Brisebois, un des deux conducteurs ensevelis, près du premier camion à la carrière Maskimo de L'Épiphanie, a appris le «Journal de Montréal» de plusieurs sources proches des recherches.

Selon nos sources, cet objet permettrait de guider les recherches dès samedi matin. Les autorités n'ont toutefois pas confirmé ces informations. Toutefois, ils pensent que le second camion se trouve derrière le premier. Le plan pour samedi est donc déjà établi.

«[Samedi] matin, c'est sûr, on va pelleter directement à cet endroit, a affirmé Bruno Marier, porte-parole du Service incendie de Repentigny. Le terrain a été quadrillé et les secouristes savent exactement où fouiller.»

Opérations suspendues

À cause d'un risque d'éboulement, les recherches pour retrouver les deux camionneurs ensevelis ont été suspendues à 14 h, vendredi.

Le tas de terre situé en haut de la zone de recherches doit être retiré, car il présenterait un risque d'affaissement. Une opération qui devrait durer une quinzaine d'heures.

«Nous effectuons un retrait stratégique, car les ingénieurs en géotechnique ont découvert que le sol est instable», a expliqué Bruno Marier.

Vendredi matin pourtant, les ingénieurs avaient inspecté les lieux et jugé qu'ils étaient sécuritaires.

«Quelque chose les fatiguait, a ajouté M. Marier. Ils ont donc effectué une plus grande surveillance. Cet après-midi, ils ont déterminé qu'il y avait une possibilité d'éboulement du tas qui est responsable du premier affaissement.»

L'entreprise Maskimo a fait appel à plusieurs sous-traitants. Le retrait de la terre sera effectué toute la nuit pour permettre la reprise des recherches samedi matin. Le matériel sera descendu au fond de la carrière vers 7h et les recherches devaient débuter vers 9h.

Des pompiers frustrés

Pour ce qui est du moral des troupes, Bruno Marier a assuré que les secouristes sont encore motivés, mais conscients que leur travail doit se faire en toute sécurité.

Selon nos informations, la réalité est toute autre et les secouristes n'apprécieraient pas l'arrêt des travaux.

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Un pompier s'est d'ailleurs confié sous le couvert de l'anonymat.

«Voyons, c'est solide ce tas-là, a-t-il dit, frustré. Ils retardent notre travail. Personne ne comprend la décision ici.»

L'attente des familles

«On recherche des victimes», a rappelé Bruno Marier.

Les familles de Daniel Brisebois et Marie-Claude Laporte, les deux camionneurs ensevelis, ont été averties de la suspension de l'opération de secours.

«Les familles comprennent qu'on ne doit pas mettre la vie d'autres personnes en danger», a précisé M. Marier.


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