Plusieurs proches de Karine Faubert ont témoigné

Enquête préliminaire - Plusieurs proches de Karine Faubert ont témoigné

L'accusé du meurtre de Karine Faubert, Marc-Olivier Perras lors de son enquête préliminaire au Palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.Photo Jocelyn Malette / Agence QMI


Valérie Gonthier

SALABERRY-DE-VALLEYFIELD - C'est dans une atmosphère de tension et de nervosité qu'a commencé lundi au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield l'enquête préliminaire de Marc-Olivier Perras, accusé du meurtre prémédité de son ex-copine Karine Faubert.

Le père de la victime, Réal Faubert, a été le premier à prendre la barre des témoins. Visiblement nerveux, il a raconté la dernière fois qu'il a vu sa fille cadette vivante, peu avant qu'elle ne soit tuée par balle.

Une ordonnance de non-publication nous empêche toutefois de révéler les détails de son témoignage, de même que de tous les autres témoignages. Il faudra donc attendre le procès pour connaître les détails de cette affaire.

Le corps de Karine Faubert, 21 ans, a été retrouvé le 12 août 2011, dans un petit chemin de terre à Godmanchester, en Montérégie. Marc-Olivier Perras a été arrêté cinq jours plus tard. Le remboursement d'une dette pourrait être à l'origine de ce crime, avaient rapporté les médias à l'époque.

L'homme qui a découvert le corps de la jeune femme, la journée du meurtre, a aussi témoigné lundi devant la juge Marie-Chantal Doucet.

Les procureures de la Couronne, Mylène Grégoire et Hélène Langis, ont également fait entendre Jean-Christophe Leroux, l'ami de cœur de la victime au moment du drame. Il a nerveusement décrit ses derniers instants avec son amoureuse.

La mère, la grand-mère et une ancienne collègue de travail de Karine Faubert ont aussi été questionnées sur leur relation avec la jeune femme.

Des policiers, dont un spécialiste en scène de crime, sont ensuite venus expliquer leur implication dans ce dossier.

Tout au long de la journée delundi, Marc-Olivier Perras semblait calme dans le box des accusés, n'accordant aucune attention à la vingtaine de personnes qui prenaient place dans la salle d'audience. Il était vêtu d'un jeans et d'un veston noir.

En raison de travaux au palais de justice, lors des suspensions, l'accusé était escorté par l'entrée principale de la salle d'audience, menottes aux pieds et aux poignets.

À chaque fois, la tension était à son comble, alors que plusieurs proches de Karine Faubert le fixaient, sans que ce dernier ne les regarde.

L'enquête préliminaire doit durer toute la semaine.


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