Qui était la mère du tireur?

MONTRÉAL – Trois jours après qu’un homme ait ouvert le feu dans une école primaire de Newtown au Connecticut, tuant 20 enfants et six adultes, certaines informations sur l’entourage du tireur ont été divulguées, notamment sur sa mère, qui est aussi morte sous les balles de son fils vendredi.

Selon la belle-sœur Nancy Lanza, cette dernière était une «survivaliste». Elle croyait que la fin du monde était pour bientôt et qu’il fallait s’y préparer. Elle faisait donc d’importantes réserves de nourriture et d’eau, en plus d’apprendre à se défendre afin de survivre lorsque la société civilisée tomberait.

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La femme de 52 ans est devenue obsédée par les armes et s’exerçait au tir régulièrement. Selon plusieurs, il s’agissait d’un passe-temps qu’elle partageait avec son fils, atteint du syndrome d’Arperger, une forme d’autisme.

Selon le psychologue Gilles Vachon, le contexte dans lequel a grandi le tireur a contribué à le rendre susceptible à poser un tel geste.

«Ce n’est pas sain déjà quand vous êtes parfaitement sain comme enfant. Si lui avait des problèmes en plus, c’est sûr qu’on n’est pas dans un environnement favorisant», estime-t-il.

Il souligne toutefois que le fait que le tireur souffrait du syndrome d’Asperger est loin d’être l’unique explication au geste qu’il a posé. «Il y a quatre ou cinq données qui constituent le cocktail», croit-il.

Parmi ces éléments se trouvent le contexte culturel et l’état mental de la personne en question. Le psychologue est d’avis que «ce n’est pas pour rien que ça se passe aux États-Unis». «L’accès facile aux armes» n’est pas non plus à négliger, estime-t-il.

Il tirait avec sa mère

Pour M. Vachon, le fait que le jeune homme et sa mère s’exerçaient régulièrement ensemble au tir fait aussi partie des faits ayant contribué au délire mortel de l’homme.

«Ça, c’est l’aspect un peu troublant. Vous avez un enfant qui a un trouble d’adaptation social et son seul contact avec vous, la seule activité sociale, c’est d’aller faire du tir de mitraillette. Je n’ai pas besoin d’en dire beaucoup plus […], ça n’a pas beaucoup de sens», affirme le psychologue.

Nancy Lanza a été l’une des premières victimes de son fils, vendredi matin.


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