Une condamnation lourde de conséquences

L'alcool au volant est un délit criminel et contrevenir à cette loi coûte très cher aux conducteurs fautifs. Selon des données compilées par le Club Automobile du Québec (CAA), les conséquences financières d'une première condamnation pour conduite en état d'ébriété s'élèvent à près de 7000 $.

Bien au-delà de l'amende, les frais d'assurances sont ceux qui font grimper le plus la facture. Par exemple, un homme de 24 ans propriétaire d'une Honda Civic verra sa prime de 892 $ passer à plus de 4000 $. Pour une femme de 35 ans propriétaire d'un Dodge Grand Caravan, elle coûtera cinq fois plus cher, soit 3330 $ au lieu de 640 $.

«Selon les critères qu'ils ont établis, l'individu serait à risque pour deux, trois, voire quatre ans, peut-être même plus, dans certains cas, a expliqué le conseiller en communication au CAA Québec, Philippe St-Pierre. Ça, c'est juste pour la première année, donc il faut penser aux autres années qui vont venir. Également, ce sera des déboursés supplémentaires pour l'individu.»

Signe de l'impact positif des campagnes de sensibilisations, dans la dernière année, le pourcentage de Canadiens admettant avoir conduit même s'ils croyaient dépasser la limite permise a diminué.

Selon un récent sondage, 3,6 % des répondants ont avoué avoir commis cette faute, ce qui constitue une baisse de 2 % par rapport à l'année dernière et semble bien loin des 9,1 % de conducteurs qui admettaient l'avoir fait en 1998.

Avec Opération Nez rouge, qui sert de porte-étendard à la sensibilisation contre l'alcool au volant année après année, les effets se font sentir, notamment lors des traditionnels partys de bureau.

«Depuis deux ans, il y a un grand changement, selon la directrice des communications à Opération Nez rouge, Aurélie Lévy. Les entreprises appellent pour avoir la visite de la mascotte au party de bureau pour sensibiliser le monde, pour avoir des affichettes de recrutement, diffuser le numéro de téléphone [...] aussi beaucoup d'entreprises viennent participer en tant que bénévoles.»

Toutefois, il reste encore du travail à faire puisqu'en 2010, environ 14 000 conducteurs ont été arrêtés dans la province pour conduite avec les facultés affaiblies.


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