Il faisait du tatouage contre des faveurs sexuelles

Québec

Roy reviendra en cour le 13 février. Photo Benoît Gariépy / Agence QMI


Marianne White

QUÉBEC - Un tatoueur de Québec a comparu vendredi au palais de justice de Québec pour faire face à neuf chefs d'accusation de contacts sexuels.

Selon la police, Rémi Roy aurait effectué des tatouages gratuitement à des adolescentes en échange de faveurs sexuelles.

Cinq jeunes filles âgées de moins de 16 ans ont porté plainte à la police pour contacts sexuels avec l'homme de 38 ans.

Les infractions reprochées auraient été commises entre le 1er juillet 2011 et le 31 octobre 2012.

Trafic de drogue

Le trentenaire fait aussi face à une accusation de harcèlement criminel envers une autre victime d'âge adulte, ainsi qu'à un chef de trafic de méthamphétamines sur une période d'un an et demi.

Roy a d'ailleurs des antécédents en matière de stupéfiants, ainsi que pour une fraude et un vol de moins de 5000 $.

On lui reproche également d'avoir utilisé un ordinateur pour tenter de leurrer une de ses présumées victimes.

Plusieurs clientes auraient fait appel à ses services par Internet et au moyen des réseaux sociaux.

À domicile

L'homme n'exploitait pas de commerce de tatouage reconnu. Il aurait plutôt reçu ses clients à sa résidence de la rue Monseigneur-Gauthier, à Québec.

La police de Québec craint que l'individu ait pu faire d'autres victimes et invite celles-ci à se manifester.

Roy a été remis en liberté vendredi moyennant des garanties financières.

Il lui est interdit de se trouver en compagnie de mineurs, sauf de son fils, et d'utiliser un ordinateur pour entrer en contact avec des mineurs. Il reviendra en cour le 13 février.


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