Il forçait ses disciples à avoir des relations sexuelles

MONTRÉAL - Le gourou en cavale, Marcel Pontbriand, forçait ses disciples à avoir des relations sexuelles. Il affirmait que c'était un remède pour les femmes, que ça les aidait à sauver leur âme, selon le témoignage de deux de ses anciens fidèles.

Yvan Bilodeau et son épouse Ginette ont raconté à TVA Nouvelles qu'ils se pliaient aux exigences du gourou sous l'emprise duquel ils se trouvaient pour ne pas lui déplaire.

Échangistes malgré eux, ils ont expliqué que Ponbriand désignait parfois plusieurs femmes pour les accompagner au motel et avoir des rapports sexuels avec eux.

Le gourou leur remettait au préalable de l'argent pour payer leur chambre, de l'argent qui devait d'ailleurs provenir de leurs économies qu'ils avaient remises en totalité à Pontbriand.

Yvan Bilodeau a raconté qu'il avait remis l'héritage de son père malade, dont il était le tuteur. Les 120 000 $ qui devaient être partagés entre les sept enfants de la famille Bilodeau se sont envolés en fumée. Pontbriand avait incité son disciple à lui remettre cette somme pour la faire fructifier, disait-il. Les frères et sœurs de la victime ont difficilement avalé ce geste.

Yvan Bilodeau, monteur de ligne de profession, a reconnu qu'il ne s'y connaissait pas bien peu en affaires quand il a accepté de rendre service au gourou. Ce dernier lui avait demandé de servir de prête-nom pour une compagnie dont il était propriétaire, mais qui n'allait pas bien.

Yvan Bilodeau, sous l'emprise de Pontbriand, lui faisait confiance. «Il signe où Marcel lui dit de signer», a expliqué Michel Jean, journaliste à l'émission d'enquête J.E. diffusée à TVA.

Mais, de retour au Québec, l'homme s'est fait rattraper par les gouvernements provinciaux et fédéraux, exigeant la somme de 125 000 $ que Pontbriand leur devait, notamment en taxes impayées. Encore aujourd'hui, la situation n'est pas réglée, M. Bilodeau doit passer en cour dans ce dossier et il risque de perdre sa maison.

Aujourd'hui, les Bilodeau, qui vivent à Plessisville, au Centre-de-Québec, se sentent seuls, sans soutien moral, et ils vivent dans la honte de s'être laissés embarquer dans cette histoire montée de toutes pièces.


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