En cavale aux États-Unis: Pontbriand s'explique

Pour la première fois depuis qu'il est en cavale aux États-Unis, le présumé gourou Marcel Pontbriand a tenu à livrer sa version des faits. Mafia, suicide collectif inventé de toutes pièces et conspiration de l'Autorité des marchés financiers (AMF)... il s'est confié à un journaliste de l'Écho de Victoriaville.

C'est dans une courte conversation avec Charles-Étienne Belisle, journaliste à Victoriaville, que le chef de la supposée secte a affirmé que toute cette histoire est une machination.

«Il m'a dit qu'il avait des milliers de documents qui prouvaient que c'était l'AMF qui était de mèche dans cette histoire de secte», raconte le journaliste, qui s'est brièvement entretenu avec Pontbriand.

L'homme a également affirmé que son départ était lié au crime organisé.

«Il m'a dit que la mafia était à ses trousses à cause d'actions qui leur auraient été vendues, et que c'était pour la sécurité de ses enfants qu'il aurait quitté le Québec», a ajouté M. Belisle.
Ce n'est pas la première fois que Marcel Pontbriand affirme que son départ vers les États-Unis est lié à la mafia.

Cette fois-ci, il est passé par un de ses disciples, Jean-Luc Bélair, pour faire passer son message.

Jean-Luc Bélair est un disciple de Pontbriand, mais également un ami d'enfance de Charles-Étienne Belisle. C'est lui qui l'a mis en contact avec le chef.

«Ça fait deux ans que je n'ai pas eu de contact, on ne sait pas trop où il est rendu. Il me dit: "Salut, c'est Jean-Luc. Je vais te passer quelqu'un"», a expliqué le journaliste.

À l'autre bout du fil, Marcel Pontbriand était prêt à répondre aux questions. «J'ai "gelé" au début, mais mon instinct de journaliste est revenu assez rapidement», a dit M. Belisle.

Il a connu Jean-Luc Bélair il y a de nombreuses années. Le disciple serait originaire de l'île d'Orléans. Sa femme et lui seraient partis il y a deux ans rejoindre Marcel Pontbriand. Le couple serait toujours aux États-Unis avec sa petite fille, née là-bas.

Pontbriand a aussi nié la rumeur voulant que le groupe s'enlève la vie le 21 décembre prochain. Une manœuvre de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour ramener les enfants au Québec, selon lui.

Mercredi dernier, 12 enfants qui étaient avec Pontbriand ont été ramenés au Canada et pris en charge par la DPJ.

Pontbriand a également dit qu'il n'avait plus aucun contact avec ses disciples depuis au moins deux ans. À aucun moment au cours du bref entretien il n'a dit où il se trouvait.


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