Violente collision sur l'autoroute 15

Dernière mise à jour: 22-11-2012 | 12h30

SAINTE-THÉRÈSE - Deux autobus scolaires transportant des étudiants ont été impliqués dans un accident sur l'autoroute 15, jeudi matin, près de Sainte-Thérèse dans les Laurentides, faisant au moins 15 blessés mineurs.

Les deux autobus se suivaient et se dirigeaient vers Montréal, où les jeunes devaient assister à une pièce de théâtre, lorsqu'un camion lourd a accroché l'un d'entre eux en voulant changer de voie. L'autobus a alors embouti celui qui le précédait, qui a traversé le terre-plein central pour se retrouver en sens inverse.

Selon le sergent Benoît Richard, porte-parole de la Sûreté du Québec, l'autobus ayant traversé le terre-plein a ensuite percuté deux véhicules qui circulaient en direction nord avant de finalement s'immobiliser.

Onze jeunes qui se trouvaient dans cet autobus ont été transportés au centre hospitalier pour soigner des blessures mineures. Les conducteurs des deux voitures percutées, le chauffeur et deux enseignants qui se trouvaient dans l'autobus ont également pris le chemin de l'hôpital en ambulance.

Les trente-deux jeunes qui occupaient le premier autobus n'ont subi aucune blessure, mais ils ont tout de même été envoyés au centre hospitalier par mesure préventive.

Selon la SQ, aucune accusation criminelle ne sera portée dans cette affaire.
L'accident a causé un important bouchon de circulation sur l'autoroute 15 durant tout l'avant-midi, la circulation ayant été interrompue sur deux des trois voies, dans les deux sens.

François Massicotte l'a échappé belle

L'humoriste François Massicotte se rendait magasiner avec sa conjointe infirmière lorsque l'accident impliquant un autobus scolaire s'est produit sous leurs yeux, jeudi matin.

«J'ai vu l'autobus s'en venir carrément devant nous, a-t-il raconté au Journal de Montréal. C'était assez impressionnant.» Heureusement, il a pu freiner et s'arrêter à temps.

Roulant direction nord sur l'autoroute 15, l'autobus a traversé le terre-plein central pour venir frapper de plein fouet une voiture qui se trouvait devant celle de M. Massicotte. La collision s'est produite à la hauteur de Sainte-Thérèse, dans les Basses-Laurentides.

Voyant l'état de la voiture, l'humoriste s'est passablement inquiété pour le conducteur. Mais rapidement, à la surprise de François Massicotte, l'homme s'est retrouvé hors de son véhicule.

«On craignait qu'il ait des blessures internes, parce qu'il disait que ça avait cogné dur au ventre, dit-il. Mais il avait juste une blessure au poignet.»
Il semble que l'homme, qu'il évalue âgé d'environ 70 ans, s'en allait piloter un avion lorsque l'accident s'est produit.

Une trentaine d'adolescents se trouvaient dans l'autobus qui les transportait à l'école. Un des jeunes aurait subi des blessures mineures à la tête et on ne craindrait pas pour sa vie.

«Les jeunes de l'autobus sont sortis, poursuit-il. Ils étaient en état de choc. J'étais certain qu'il y aurait eu plusieurs blessés dans l'autobus. Ils pleuraient, appelaient leurs parents.»
Intervention

Puis, un autre autobus est rapidement arrivé pour les prendre en charge. Aucun d'eux ne semblait avoir de blessure significative.
François Massicotte a pris soin de l'automobiliste en le tenant, craignant qu'il «tombe dans les pommes», en attendant qu'il soit pris en charge par les secouristes.

«Il n'arrêtait pas de dire qu'un ange gardien l'avait sauvé», se souvient-il.
Une fois tout terminé, il s'est remis de ses émotions, tremblant en pensant à ce qui venait de se passer.

«Je me suis assis sur le bord de la rampe», dit-il. C'est là qu'il a poussé un grand soupir de soulagement, en se disant que les collisions auraient pu causer un véritable désastre.

«Cinq secondes plus tard et c'était nous autres, dit-il, songeur. C'est miraculeux. Peut-être pas tout à fait miraculeux, mais c'est une très grande chance qu'il n'y ait pas eu de blessés plus grave.»
Pour François Massicotte, c'est la première fois qu'il vivait un tel événement. «C'était spectaculaire», dit-il.

Il s'interroge sur l'absence de glissière de sécurité à cet endroit, ce qui aurait sans doute empêché l'autobus de venir percuter des voitures dans la voie inverse, comme c'est le cas de plusieurs routes en Europe, dit-il.



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