Une troisième personne meurt

Dernière mise à jour: 10-11-2012 | 14h44

SHERBROOKE - Le bilan de l'explosion de jeudi à l'usine de la compagnie Neptune Technologies et Bioressources dans le parc industriel de Sherbrooke s'est alourdi samedi, passant de deux à trois décès.

Le jour de l'explosion, deux personnes avaient été retrouvées mortes dans les décombres. Samedi, c'est une des quatre personnes grièvement brûlées dont l'état avait nécessité leur transfert au Centre des grands brûlés de Montréal qui a rendu l'âme.

Marc Couture est décédé samedi soir. Il souffrait de brûlures sur plus de 90 % de la surface de son corps et était maintenu dans un coma artificiel, alors qu'il luttait pour sa vie depuis jeudi.

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Son meilleur ami, José Duguay, qui le connaissait depuis une vingtaine d'années, a donné son accord pour mettre fin à ses souffrances. M. Duguay était au chevet de Marc Couture depuis le tragique événement. Il a indiqué à l'Agence QMI, samedi soir, que son ami l'avait mandaté, dans ses dernières volontés, pour prendre ce type de décision. La décision a été prise notamment «en raison des séquelles permanentes» avec lesquelles la victime aurait eu à vivre.

L'information a été confirmée par l'hôpital. «En fin d'après-midi samedi, les proches avaient demandé à ce que des soins de confort lui soient prodigués, ce qui a été fait en début de soirée», a indiqué la porte-parole du CHUM, Sylvie Robitaille.

Marc Couture était père de trois enfants. M. Duguay a tenu à préciser que la famille ne désirait pas être contactée par les médias.

La miraculée obtient son congé de l'hôpital

La femme qui a été miraculeusement retrouvée vivante dans les débris de l'explosion a obtenu son congé de l'hôpital, samedi midi, mais quatre des 19 blessés demeurent toujours hospitalisés.

«Elle a été hospitalisée pour un violent choc nerveux, mais a pu quitter l'hôpital samedi avant-midi, a indiqué Jacinthe Ouellette, directrice des communications du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS). Il ne reste plus à Sherbrooke qu'un seul blessé, un homme souffrant de multiples fractures et qui a dû subir une chirurgie.»

Les trois autres patients transférés jeudi soir au Centre des grands brûlés de Montréal demeurent dans un état critique, mais stable.

Soutien aux travailleurs

Depuis l'explosion, le Centre de santé et service sociaux-Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS-IUGS) est venu en aide à plus de 150 travailleurs et leurs proches. «Ce sont des employés de Neptune Technologies, ceux qui travaillaient à l'agrandissement du bâtiment et des entreprises avoisinantes», a précisé Marie-France Beauregard, responsable au soutien psychologique en mesures d'urgence pour le CSSS-IUGS.

Les intervenants ont expliqué aux travailleurs touchés en quoi consiste un choc post-traumatique et ce qu'ils pourraient ressentir durant les prochains jours. Certains ont été témoins de scènes d'horreur, d'autres sont inquiets de perdre leur emploi ou se sentent impuissants devant l'ampleur du drame.

Ce service continuera d'être offert durant les semaines à venir.

Le site encore trop dangereux

La présence sur les lieux de la tragédie de grandes quantités d'acétone, un solvant très inflammable, pose un sérieux problème aux autorités.

Samedi matin, huit autres réservoirs, d'une capacité maximale de 27 000 litres, ont été identifiés dans la bâtisse restante et 5000 litres supplémentaires d'acétone pourraient encore circuler dans la tuyauterie.

La structure du bâtiment est instable, des risques d'explosion sont toujours possibles, il est donc trop dangereux pour les spécialistes de s'y aventurer. Tous les services d'urgence ont donc décidé samedi de se retirer de l'opération de nettoyage et le site est maintenant entre les mains de la CSST et de Neptune Technologies.



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