POHÉNÉGAMOOK - Le père des deux jeunes québécoises retrouvées sans vie en juin dans leur hôtel en Thaïlande, ne croit pas que ses filles ont été empoisonnées par un insecticide, comme l'affirmait à la fin août la police thaïlandaise.
Carl Bélanger affirme que les autorités thaïlandaises ont tenté de maquiller la cause du décès d'Audrey, âgée de 20 ans, et de Noémi, âgée de 26 ans, et de fausser certaines informations.
Quelques semaines après le tragique événement, l'ambassade thaïlandaise a en effet fait parvenir à la famille les résultats de la première autopsie, pratiquée à Bangkok. Selon ce document, les concentrations de DEET dans le sang des jeunes femmes étaient minimes.
Carl Bélanger explique que les journalistes de Radio-Canada, qui se sont rendus en Thaïlande, ont ensuite mis la main sur le même rapport. Le problème: les quantités d'insecticide auraient été différentes et beaucoup plus élevées. Carl Bélanger est persuadé qu'entre temps, les chiffres ont été modifiés.
La coroner chargée de l'autopsie québécoise, Renée Roussel, refuse de confirmer aux médias toute information, tant que son rapport ne sera pas complété. Son enquête est toujours en cours.
La famille Bélanger compte tout faire pour connaître la cause des décès et éviter d'autres drames.