OTTAWA - Omar Khadr pourra faire une demande de libération conditionnelle dès le printemps prochain. Toutefois, une avocate canadienne qui le représente, Brydie Bethell, ne sait pas s'il se prévaudra de cette prérogative aussi tôt que cela.
«Je ne peux vraiment pas dire s'il le fera parce qu'il a récemment mis toute son énergie à son retour au pays», a dit Me Bethell, samedi.
Lorsqu'il a annoncé officiellement le retour d'Omar Khadr au Canada, samedi matin, le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a souligné que le jeune homme relève maintenant du système correctionnel canadien.
Interrogée à ce sujet, Carissima Mathen, professeure de droit à l'Université d'Ottawa, a expliqué que Khadr « a le droit, selon la loi, de demander une libération conditionnelle, mais qu'il ne l'obtiendra pas automatiquement».
Elle a ajouté que la Commission des libérations conditionnelles doit soupeser un certain nombre de questions pour décider si et quand elle choisit d'accorder une telle libération. Elle doit entre autres évaluer s'il a exprimé du regret ou une compréhension de ses crimes, son niveau d'acceptation des conséquences de ses gestes, ses possibilités de réintégration ainsi que les risques pour la société.
Si Khadr choisit de ne pas chercher à obtenir une libération conditionnelle, ou s'il fait une demande et qu'il est débouté, il devra purger sa peine jusqu'à la fin, soit jusqu'au 30 octobre 2018.