MONTRÉAL - L'affaire Dumont est un coup monté, une «grosse machination» montée par Michel Dumont et Danielle Lechasseur. C'est la révélation percutante d'un témoin anonyme proche de l'histoire. Après une semaine de témoignages, l'histoire prend en effet une tournure inattendue.
Richard (nom fictif), qui connaît bien les protagonistes de l'affaire, crie à l'arnaque. «Tout est lousse dans cette histoire là. Il n'y a aucun fait réel», a-t-il déclaré. Selon lui, les accusations de viol sont au cœur d'un complot concerté, et ourdi dans le but de toucher une éventuelle compensation financière.
«Michel Dumont n'a jamais violé personne. Danielle Lechasseur et lui se connaissaient bien. Ils s'étaient souvent vus», a-t-il révélé en entrevue avec Claude Poirier à l'émission «Le Négociateur». Le témoin précise que sa thèse s'appuie sur les confessions de membres de leur entourage.
Richard affirme également avoir relevé plusieurs contradictions dans le récit des deux acteurs de la saga judiciaire. «Aucune date ne concorde dans leur témoignage. Tout cela est de la "bullshit", une partie de "Clue"», laisse-t-il tomber. Son réquisitoire est sans appel: l'histoire de Michel Dumont et de Danielle Lechasseur se noue autour d'une imposture.
Une version que corrobore partiellement le frère de Danielle Lechasseur. Il doute des motivations de sa sœur à revenir à la charge dans ses accusations contre Dumont. Il rappelle notamment qu'elle aurait déclaré avoir été victime de viol à trois reprises par le passé. «Une femme ne peut pas être malchanceuse au point d'être agressée trois fois dans sa vie», a-t-il dit.
Cherchant à rétablir sa crédibilité, Danielle Lechasseur réplique à ses détracteurs. «Si j'avais voulu de l'argent, ça fait longtemps que j'aurais entamé une action devant les tribunaux», a-t-elle fait valoir, ulcérée par les déclarations de son frère et celles de Richard.
«Je persiste et signe. Mon agresseur est bel et bien Michel Dumont. Plus les témoignages se succèdent, plus j'ai la conviction que son sosie n'a jamais existé», insiste-t-elle.
Elle rejette en bloc ces récriminations, et se dit blessée par les commentaires insultants à son égard. «Qu'on cesse de me voir comme une salope, comme une femme qui a injustement accusé Michel Dumont», a-t-elle enchaîné.
À Richard, qui affirmait qu'elle connaissait Dumont bien avant l'agression alléguée, elle a répliqué par la négative. «Je ne connaissais pas M. Dumont. Qu'il vivait à l'arrière est une chose. Or, les policiers ne voulaient même pas me dire où résidait l'agresseur que j'avais identifié», a-t-elle dit.
Ce nouvel épisode dans la saga Dumont illustre le flou qui persiste encore dans cette affaire, alors que celle-ci est portée sur les écrans de cinéma.