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Métropolis

Surveillance: confusion chez les policiers?

Agence QMI 
07/09/2012 20h11 

 
 
Métropolis - Surveillance: confusion chez les policiers?
Des sources policières estiment que le Métropolis est l'un des pires endroits où tenir ce genre de rassemblement.  
Photo Michel Desbiens / Agence QMI

MONTRÉAL - Pendant que les enquêteurs tentent toujours de comprendre ce qui a motivé l'attentat au Métropolis, TVA Nouvelles a appris d'une source très près de l'enquête, que la Sûreté du Québec (SQ) n'a jamais demandé au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d'assurer une protection spécifique pour l'arrière de la salle de spectacle.

Le soir de l'élection, chaque poste de quartier du SPVM avait prévu des voitures supplémentaires sur la route pour éviter tout débordement durant la soirée électorale. Toutefois, aucune demande n'a été faite pour surveiller les points d'accès au Métropolis.

L'information a été confirmée par des policiers en service près du Métropolis dans la nuit de mardi à mercredi, au cours de laquelle Richard Bain est suspecté d'avoir tué un homme et d'en avoir blessé un autre.

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Les accès menant à l'entrée arrière sont pourtant nombreux. Par exemple, à partir du boulevard De Maisonneuve, il suffit de traverser la cour de l'immense complexe d'habitation Jeanne-Mance pour se retrouver directement derrière la salle de spectacle.

«À moins de cerner complètement le périmètre ici, de bloquer tous les accès, d'empêcher les gens d'avoir accès à leur résidence, c'est impossible, c'est un lieu qui n'est pas ‘'sécurisable'' de façon complète et entière», indique Claude Sarrazin, qui a travaillé à assurer la protection rapprochée pendant la campagne électorale.

Des sources policières estiment que le Métropolis est l'un des pires endroits où tenir ce genre de rassemblement et que la direction du Parti québécois aurait dû en être avertie.

Par ailleurs, TVA Nouvelles a aussi appris qu'un seul coup de feu aurait été tiré par le suspect. La même balle aurait touché mortellement Denis Blanchette et atteint Dave Courage à la fesse.

Richard Bain avait deux armes sur lui; les trois autres se trouvaient dans son véhicule. L'homme avait la possibilité de faire des ravages, la nuit du drame, puisque le chargeur de l'arme qu'il a utilisé aurait été modifié pour contenir beaucoup plus de balles qu'en temps normal.

«Le périmètre de sécurité n'a jamais été compromis»

Beaucoup de questions et très peu de réponses quant à la sécurité de Pauline Marois lors de l'attentat de mardi soir au Métropolis. Plusieurs experts remettent en question le fait que la première ministre ait pu retourner sur scène, moins de deux minutes après avoir été évacuée d'urgence.

Sur les images filmées pendant le discours de victoire de Mme Marois, on s'aperçoit que le garde du corps à droite semble vouloir emmener la chef de son côté. Tandis que l'homme à gauche, un employé du Parti québécois l'entraîne plutôt dans la direction inverse en coulisse, à quelques mètres d'où se trouvait le tireur.

Selon Guy Lapointe, lieutenant aux enquêtes criminelles à la Sûreté du Québec, le fait d'amener Mme Marois à cet endroit n'a jamais mis sa vie en jeu puisque le «périmètre n'a jamais été compromis» confirmant du coup que le présumé tireur n'avait jamais passé la porte.

Un retour sur scène précipité?

Un peu moins de deux minutes après que les agents l'aient emmenée précipitamment derrière la scène, la première ministre est revenue devant la foule.

Michel Juneau Katsuya, expert en sécurité nationale, croit qu'il était très risqué de retourner sur scène et de s'exposer de la sorte.

«À ce moment-là, Mme Marois se remet dans la ligne de tir potentielle d'un autre tireur ou du danger, tout en mettant aussi les gens autour d'elle en danger, a-t-il expliqué. C'est là, l'erreur principale qui s'est déroulée.»

Il ajoute que les officiers de la Sûreté du Québec auraient dû s'interposer et prendre le contrôle de la situation.

Toutefois, pour le lieutenant de la SQ, il n'y a jamais eu lieu de s'inquiéter de la sécurité de Mme Marois.

«Lorsqu'on regarde l'événement en entier, du début à la fin, a-t-il ajouté. De l'arrivée du suspect jusqu'au moment où il est maîtrisé et que l'incendie est éteint, il s'écoule moins de 90 secondes. La menace était à l'extérieur, incendie extrêmement mineur, on parle de la porte qui a été embrasée de l'extérieur et tout a été maîtrisé rapidement.»

La Sûreté du Québec va enquêter sur ses propres agissements pendant la soirée. Le Service de police de Montréal, l'autre corps policier impliqué, va aussi participer à l'investigation.




 
 


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