LONGUEUIL - L'enquête sur remise en liberté de Nikolas Stefanatos, soupçonné d'avoir aspergé d'acide son amie de cœur, Tanya St-Arnauld, a été reportée au 12 septembre à la demande de son avocate.
Stefanatos, menottes aux poignets, a fixé le sol pendant toute la durée de sa comparution éclair. Il a versé quelques larmes, mais n'a jamais regardé la quinzaine d'amis et de membres de la famille de la victime dans la salle d'audience du Palais de justice de Longueuil.
Le jeune homme a été accusé mardi de voies de fait et de voies de fait causant des lésions.
Contrairement à ce que plusieurs médias ont annoncé, l'état psychologique de Nikolas Stefanatos ne serait pas mis en cause. « Ni de la part de la Couronne, ni de la part de la défense, il n'y a eu d'évaluation psychiatrique qui a été demandée », a déclaré l'avocate du jeune homme, jeudi. Stefanatos a déjà été accusé de voies de fait en 2006.
Aux journalistes qui lui demandaient si son client avait montré des remords, l'avocate n'a pas voulu s'avancer. «Je ne suis pas en mesure, à ce moment-ci, de vous parler de son état d'esprit, a-t-elle indiqué, avant d'ajouter que compte tenu des circonstances, vous pouvez imaginer que mon client ne va pas très bien.»
Tanya St-Arnauld, 29 ans aurait été aspergée de nettoyant acide pour béton dans la nuit de samedi à dimanche, après qu'une querelle eût éclaté entre elle et Stefanatos. Jaloux, le jeune homme l'aurait alors agressée.
L'acide a touché la coiffeuse de Longueuil au visage, aux bras, au torse et au dos. C'est 19 % de son corps qui porterait des brûlures au deuxième et troisième degré.
Mercredi, Tanya St-Arnauld a été sortie du coma artificiel dans lequel les médecins l'avaient plongée au Centre des grands brûlés de l'Hôtel-Dieu à Montréal.
Elle a pu parler brièvement à sa famille ainsi qu'à son frère Maxime Gosselin, lequel qui a accordé des entrevues à quelques reprises à Claude Poirier cette semaine.