Un insecticide serait à l'origine de la mort

Dernière mise à jour: 31-08-2012 | 12h15

PHUKET, Thaïlande - La mort des sœurs Bélanger, de Pohénégamook, trouvées sans vie dans une chambre d'hôtel de l'île de Phi Phi en Thaïlande, au mois de juin, est due à un insecticide, selon la police thaïlandaise.

C'est ce qu'a rapporté un journal local, vendredi, précisant que la police n'avait fourni aucun autre détail sur cette mystérieuse affaire.

Le journal « Phuket Wan » laisse entendre que l'insecticide pourrait s'être retrouvé dans un bocal dans lequel les sœurs Bélanger auraient bu un alcool local ou un mélange de jus de fruits.

L'île de Phi Phi est reconnue pour être un endroit de prédilection pour les jeunes dans la vingtaine, qui s'y rencontrent pour faire la fête à la tombée de la nuit. La plupart des boissons alcoolisées sont servies dans des bocaux colorés dans lesquels les fêtards boivent avec une paille tout au long de la nuit.

Une quantité importante d'insecticide aurait donc été inhalée ou ingérée par les sœurs Bélanger lors de leur passage sur l'île de Phi Phi, estiment les autorités locales.

La direction de la santé publique de la Thaïlande affirme que des contrôles sont effectués une fois par mois sur les bocaux afin de vérifier si des contaminants s'y trouvent, mais aucune substance n'a été détectée dernièrement.

Des autopsies ont été pratiquées d'abord en Thaïlande sur les corps d'Audrey, 20 ans, et de sa sœur Noémi, 25 ans, puis à Montréal lorsqu'elles ont été rapatriées.

Vendredi matin, la responsable des communications du Bureau du coroner, Geneviève Guilbault, n'était pas en mesure de confirmer la thèse de l'empoisonnement par insecticide.

« L'investigation n'est pas terminée, donc on ne peut ni confirmer, ni infirmer », a-t-elle affirmé, soulignant que la coroner Renée Roussel avait des discussions hebdomadaires avec les pathologistes du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale.

Selon Mme Guilbault, la coroner devrait être en mesure de rendre public son rapport « d'ici quelques semaines, voire quelques mois ».

Un porte-parole du gouvernement canadien a assuré cette semaine que des officiers du consulat canadien à Bangkok et au Canada continuaient de fournir leur support à la famille Bélanger. « Par contre, par respect pour la famille et afin de protéger la vie privée des individus concernés, aucun autre détail dans cette histoire ne pouvait être divulgué », avait-on réitéré.


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