MONTRÉAL - Au lendemain d'un accident d'une rare violence impliquant un autobus de la Société des transports de Montréal (STM), la communauté des chauffeurs balançait entre la tristesse et l'incompréhension.
La collision brutale entre un autobus et deux voitures est survenue mardi, à Dorval, causant la mort du conducteur de la STM ainsi que de la passagère d'une des voitures impliquées.
Le président du syndicat des chauffeurs d'autobus de la STM, Denis Vaillancourt, confirmait mercredi que le moral était bas parmi ses troupes. «[Le chauffeur qui a perdu la vie] était apprécié de ses confrères et consœurs de travail», a-t-il indiqué.
D'ailleurs, un programme d'aide aux employés devait être mis à profit. Syndicat, psychologue et personnes ressources devaient aller à la rencontre des travailleurs de la STM, notamment au garage où la victime de l'accident était assignée.
Pas d'explication
M. Vaillancourt ne se souvenait pas d'avoir vu un cas pareil depuis 1985. «Je pense que c'est une première», a estimé le président du syndicat.
«C'était un chauffeur d'expérience, mais un accident, on ne sait jamais quand ça nous pend au bout du nez», a poursuivi l'homme, en entrevue à LCN.
L'autobus accidenté a été transporté dans un garage et une expertise doit être menée sur le véhicule pour aider à comprendre le fil des événements.
La pression ressentie par les travailleurs de la STM, sur le trajet de la ligne 196, ne serait pas à prendre en compte pour expliquer la collision.
«C'est une ligne où, à part le trafic, il n'y a pas de stress insupportable, croyait Denis Vaillancourt. Ce n'est pas un circuit problématique.»
Le son de cloche était semblable chez d'autres conducteurs de la STM sondés par TVA Nouvelles. «On a un horaire à respecter, mais il faut d'abord respecter le code de la sécurité routière», a rapporté l'un d'entre eux, mercredi matin.
Selon des témoins qui se trouvaient à bord de l'autobus au moment de la collision, le chauffeur de la STM roulait trop vite.