Les avocats de Raynald Desjardins et de quatre autres hommes soupçonnés du meurtre de Salvatore Montagna ont demandé un report des procédures au palais de justice de Joliette.
La juge Johanne St-Gelais, de la Cour Supérieure, a convenu de reporter les procédures au 14 septembre prochain.
À cette date, le procureur des poursuites criminelles et pénales, dans cette affaire, devrait avoir remis l'ensemble de la preuve à la défense. Rappelons que les avocats de Desjardins avaient déposé, il y a quelques semaines une requête pour divulgation de la preuve en Cour Supérieure, concernant les 19 enveloppes contenant des autorisations privées concernant des communications via «BlackBerry», que l'on impute aux accusés afin de les relier aux deux chefs d'accusation reprochés.
«Compte tenu de la nature du dossier et de la complexité de la preuve, il est normal que les délais soient longs pour remettre ces éléments à la défense», a indiqué Me Alexis Gauthier, procureur de la Couronne fédérale, à sa sortie de la salle d'audience.
Raynald Desjardins, 58 ans, Vittorio Mirarchi, 34 ans, Felice Racaniello, 27 ans, Jack Simpson, 70 ans et Calogero Millioto, 40 ans font tous face à des accusations de meurtre prémédité et complot pour meurtre en rapport avec la mort de Salvatore Montagna.
Ce dernier, qui était considéré comme le dauphin de la mafia montréalaise, a été tué par balle le 24 novembre dernier, à proximité d'une résidence de l'île-Vaudry à Charlemagne, qui appartenait à un des accusés, Jack Simpson.
Accès la preuve
Raynald Desjardins et ses complices ont demandé à avoir un accès complet à la preuve, via support informatique.
«Actuellement, nos clients n'ont pas le contrôle sur la preuve et n'ont pas accès à un ordinateur dans leur cellule. De plus, lorsqu'ils consultent les cd dans une salle prévue à cet effet au centre de détention, les caméras à l'intérieur de la salle font en sorte que la confidentialité est absente», a indiqué Me Marc Labelle, au tribunal.
D'ici le 15 août, les deux parties feront les vérifications nécessaires avec les établissements de détention afin de trouver une solution qui va satisfaire les accusés.
Enfin, Vittorio Mirarchi subira son enquête sur remise en liberté, les 19, 20 et 21 septembre prochain devant la Cour Supérieure.