Au moment du drame, survenu vers 10 h 45, le petit garçon se trouvait à la plage en compagnie d'un groupe de camp de jour composé de 64 jeunes et de 21 accompagnateurs.
« C'est un de ses accompagnateurs qui a retrouvé l'enfant inconscient dans l'eau, avait précisé la porte-parole du parc Jean-Drapeau, Nathalie Lessard, mercredi. Le groupe venait tout juste d'entrer dans l'eau lorsque l'incident s'est produit. »
Les sauveteurs qui surveillaient le plan d'eau sont immédiatement intervenus et ont donné les premiers soins à l'enfant, avait indiqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Danny Richer, mercredi.
« Un défibrillateur a été amené rapidement sur place pour qu'on porte soin à cet enfant, a-t-il précisé. Au moment du transport, les ambulanciers ont réussi à avoir un pouls. »
L'enfant a été conduit à l'hôpital, et sa famille, qui avait été prévenue de l'incident, s'est rendue à son chevet.
« Il était à côté de nous, j'ai entendu crier et on a vu qu'il était sur le bord de l'eau », avait raconté Stéphanie, une éducatrice en milieu familial qui se trouvait sur la plage lors du drame.
« Ça se passe tellement vite, les mesures d'urgence ont été instantanées », a ajouté la dame qui a été témoin des manoeuvres de réanimation pratiquées sur l'enfant.
Les pratiques seront revues
La porte-parole du parc Jean-Drapeau a mentionné que les règles concernant le nombre de sauveteurs sur place, ainsi que la capacité maximale de baigneurs étaient respectées au moment de la noyade.
Selon Mme Lessard, six sauveteurs ainsi que trois surveillants de premiers soins étaient en poste lorsque l'incident s'est produit.
« Il y aura une révision de l'ensemble de nos pratiques parce qu'on ne peut pas avoir un accident comme celui-là sans se poser des questions », avait toutefois souligné Mme Lessard, mercredi.
« La plage ne rouvrira pas tant que nous n'aurons pas l'assurance que le personnel peut reprendre le travail », avait-elle ajouté.
Les enquêteurs de la police de Montréal devaient rencontrer plusieurs personnes notamment des sauveteurs, afin d'en apprendre davantage sur les circonstances de l'événement.
En 20 ans, il s'agirait du premier événement du genre à survenir à la plage du parc Jean-Drapeau.