SAINT-RÉMI – Vingt-quatre heures après la noyade de sa fille dans la piscine familiale de Saint-Rémi, jeudi midi, la mère de Marylou Rondeau a accepté de se confier à TVA Nouvelles.
Julie Dufault est visiblement toujours sous le choc du tragique événement qui lui a enlevé sa fillette de deux ans.
«C'est sûr que moi, en tant que mère, je me sens coupable, a-t-elle expliqué. Je ne me sens pas bien avec ce qui s'est passé. J'aimerais ça revenir en arrière et recommencer. [...] Je suis une très bonne mère, je pense; très éducative. Je fais tout mon possible pour que mes enfants réussissent. Je ne voulais vraiment pas que ça arrive.»
Au sujet de ce qui s'est passé, la mère de deux autres enfants de 4 et 6 ans a peu d'explications, ne serait-ce que sa fille a été laissée sans surveillance pendant un bref moment.
«Je pensais que Marylou était en train d'écouter un film, a-t-elle dit. Ensuite, elle est allée donner un bec à son père. Quelques minutes après, elle est partie et elle s'est noyée. C'est ma belle-sœur qui a retrouvé le corps. Quand j'ai entendu crier, je suis partie à courir dehors. Je criais et je hurlais. J'ai essayé la réanimation comme j'avais vu à la télé [...] parce que je n'avais pas de cours de secourisme. J'ai fait tout ce que j'ai pu. Quand le père est arrivé, c'est lui qui a pris la relève. J'étais en grosse détresse.»
Appel à la prudence
Avec le recul, Julie Dufault se rend bien compte de l'importance de bien sécuriser les piscines pour éviter les tragiques accidents. Son beau-père s'est d'ailleurs rendu chez elle, vendredi matin, pour installer une clôture plus haute et avec un loquet plus sécuritaire. La mère, elle, lance un cri du cœur aux propriétaires de piscine.
«Je conseillerais vraiment aux gens de bien sécuriser quand ils s'achètent une piscine, a-t-elle souligné. S'ils ne savent pas si c'est sécurisé, de faire appel à la Ville. Il y a sûrement certaines ressources à qui on peut faire appel pour s'assurer que la sécurité est bel et bien là.»
La famille possède une piscine depuis environ un an, mais il semble que le loquet de la porte donnant accès à l'eau n'était pas sécuritaire.
«Je n'en reviens pas, a ajouté Mme Dufault. Je n'aurais pas pu croire que ça me serait tombé dessus. On pense que c'est aux autres que ça arrive, mais ça peut arriver à tout le monde.»