MONTRÉAL – Lourd bilan pour les noyades cette fin de semaine : au moins cinq personnes ont perdu la vie dans les eaux depuis vendredi.
«C'était un long week-end. Il y a généralement plus de noyades dans ces moments-là», a exposé Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage.
Lundi, les recherches se poursuivaient toujours du côté de Bécancour pour retrouver Alexandre Pothier, 25 ans, disparu depuis dimanche soir. Le jeune homme avait sauté à l'eau pour libérer un bateau enlisé. Il n'est jamais remonté à la surface.
En journée lundi, l'hélicoptère était sur place pour aider à retrouver le corps, de même que le bateau de la SQ, celui des pompiers et même ceux de proches qui voulaient participer aux recherches.
À St-Jean-sur-Richelieu, une jeune femme de 19 ans se serait noyée au cours d'une balade en bateau, dimanche sur la rivière Richelieu.
Près d'Ottawa, deux nageurs de 21 et 26 ans ont été emportés par des rapides, samedi soir, dans la rivière des Outaouais. Les deux hommes ne savaient pas nager. Le corps d'un des deux a été repêché lundi matin.
Puis, à St-Donat, dans Lanaudière, un père de famille a péri en tentant de secourir son fils de 15 ans dans l'eau. La scène s'est déroulée sous les yeux horrifiés de sa famille. L'adolescent s'en est tiré indemne.
Lourd bilan
Les noyades de la fin de semaine alourdissent le bilan à 39 cette année, si on compte uniquement les trois événements qui se sont produits au Québec. C'est 15 de plus que l'an dernier à pareille date, alors que 24 personnes avaient perdu la vie dans les eaux.
Raynald Hawkins fait remarquer que la majorité des drames de la fin de semaine se sont produits en eaux libres, durant des activités de plaisance.
Dans chacun des cas, personne ne portait sa veste de flottaison. «Les gens devraient toujours porter leur veste de flottaison. En tout temps. Et les événements de la fin de semaine le démontrent», a-t-il souligné.
«S'ils se protègent et qu'ils tombent à l'eau, ça fait simplement une drôle d'anecdote à raconter, a ajouté M. Hawkins. À la place, lorsqu'ils se noient, ça devient une tragédie.»