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Affaire Delisle

L'ex-juge Delisle veut être libéré

Agence QMI 
Kathryne Lamontagne
28/06/2012 06h03 - Mise à jour 28/06/2012 11h52

 
 
Affaire Delisle - L'ex-juge Delisle veut être libéré
L'ex-juge Delisle et son avocat, Me Jacques Larochelle. 
Photo Simon Clark / Agence QMI

QUÉBEC - En plus de demander une révision du verdict dans le dossier de l'ex-juge Jacques Delisle, reconnu coupable du meurtre prémédité de sa femme, son avocat, Me Jacques Larochelle, demande que son client retrouve sa liberté provisoire en attendant la reprise des procédures judiciaires.

Deux requêtes ont en effet été déposées, jeudi avant-midi, au greffe de la cour d'appel du palais de justice de Québec.

La première demande rien de moins que la libération de l'ancien magistrat, derrière les barreaux depuis le 14 juin dernier.

Cette requête sur remise en liberté sera entendue le 4 juillet prochain, au palais de justice de Montréal, a confirmé Me Jacques Larochelle. Une seconde requête pour la permission d'en appeler dans ce dossier a aussi été déposée. Le procureur trouve en effet que le verdict prononcé par les jurés est « déraisonnable ».

Rappelons que les 12 jurés ont reconnu coupable Jacques Delisle, le 14 juin dernier, en après-midi, à la suite d'un long procès où une trentaine de témoins ont été entendus, durant près de six semaines.

Après deux jours et demi de délibérations, le jury a prononcé le verdict le plus sévère qu'il examinait : coupable du meurtre prémédité de Marie-Nicole Rainville, trouvée morte avec une balle dans la tête, le 12 novembre 2009.

Onde de choc

Comme le veut la loi dans une telle situation, le juge Claude Gagnon a condamné Jacques Delisle, âgé de 77 ans, à la prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Abasourdi, Jacques Delisle avait frappé la table de ses poings en lançant un « non, non, non calic! », avant de se prendre la tête à deux mains.

Cette nouvelle avait eu l'effet d'une bombe chez les membres de la famille de Jacques Delisle. Alors que sa fille et sa petite-fille ne pouvaient retenir leurs sanglots, son fils, Jean, avait tenté de s'approcher de son père, enlevant ceinture et veston et réclamant un ultime « câlin », ce qui lui avait été refusé par les constables spéciaux.

 
 


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