De la mauvaise volonté ?


Jean-Louis Fortin

Le message ne passe pas. Après un camion de la police de Laval le mois dernier, c'est au tour d'un poids lourd d'Hydro-Québec de s'être fait prendre en flagrant délit de stationnement sans autorisation dans un espace réservé aux handicapés.

Le 23 février dernier, vers midi, deux employés d'Hydro-Québec sont allés acheter leur repas dans un magasin IGA de Pierrefonds, à Montréal.

Parce qu'ils étaient au volant d'un camion aux couleurs de la société d'État, ils ont jugé qu'ils avaient le droit de laisser leur mastodonte dans la place réservée aux handicapés.

Une bien mauvaise idée, car ils s'exposent maintenant à des mesures disciplinaires.

Louis Lebel, un employé de l'épicerie, a croqué la scène avec l'appareil photo de son téléphone. Selon lui, le camion est resté là pendant une vingtaine de minutes, alors que les employés étaient à l'intérieur du commerce.

« Ça ma surpris parce qu'il y avait plein d'autres places libres dans le stationnement à ce moment-là », raconte- t-il.

« Sans équivoque »

Au moment où les autorités policières font des pieds et des mains pour faire respecter la signalisation des espaces pour handicapés, une telle scène est embarrassante pour la société d'État.

« Effectivement, c'est sans équivoque. Ce n'est pas un comportement que l'on encourage, que l'on tolère, loin de là », convient Patrice Lavoie, porte-parole de Hydro-Québec.

« Les employés seront rencontrés par leur supérieur, de manière individuelle, pour être sensibilisés », ditil.

Un peu plus tôt, le 18 février, dans le stationnement du centre commercial Place Rosemère, sur la Rive Nord, un citoyen a croqué sur le vif ce qu'il croyait être un autre exemple d'infraction au règlement par un véhicule institutionnel.

Il a aperçu une autopatrouille de la Régie intermunicipale de police Thérèse-de Blainville dans un espace pour réservé aux handicapés.

Surveillance accrue

Une dame s'est même approchée de la voiture pour demander à l'agent où était sa vignette de stationnement.

Mais selon Martin Char ron, porte-parole de la Régie, le policier était plutôt en train d'intervenir pour vérifier la conformité de la vignette de stationnement d'un autre véhicule.

« Nos policiers ont la responsabilité de faire ces vérifications sur une base quotidienne », dit-il.

Selon le porte-parole, depuis 2010, une opération spéciale a même été mise en place en collaboration avec l'Association des paraplégiques du Québec pour faire respecter les espaces réservés. Depuis, dit-il, la surveillance s'est accrue.


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