Martine Veillette
Agence QMI

Trois jeunes arrêtés dans une polyvalente


Martine Veillette

Dernière mise à jour: 01-03-2012 | 18h25

BOUCHERVILLE – L'école secondaire de Mortagne, à Boucherville, sur la Rive-Sud de Montréal, a été le théâtre d'une vaste opération policière qui s'est soldée jeudi après-midi par l'arrestation de trois élèves, qui étaient en possession de deux fausses armes à feu.

Deux garçons et une fille mineurs, qui auraient 16 ans, ont été arrêtés par les policiers de Longueuil. Ils se sont présentés à l'école avec un pistolet à plomb et un pistolet jouet, qui s'apparenterait à fusil de calibre 416.

Ils ont été interrogés par les enquêteurs pour connaître leurs motifs. On ne sait pas pour le moment si des accusations seront portées contre eux.

Un intrus dans l'école

Un appel été fait au 911 vers 11 h par un témoin qui a aperçu un jeune avec une arme longue dissimulée dans un sac à dos. L'autre arme avait été placée dans un casier.

Les élèves ont été confinés dans les classes ou dans les gymnases. Vers 13 h 30, les policiers avaient presque terminé de faire le tour des classes et avaient fait évacuer graduellement les élèves.

Formés pour ce genre de situation

Quatre-vingts policiers du service de police de Longueuil ont été dépêchés sur les lieux. Des maîtres-chiens et des enquêteurs se sont également présentés à l'école secondaire. Une procédure normale dans un cas comme celui-là, a expliqué Louise Gendron, commandante du district nord de la police de Longueuil.

«C'est la première fois que nous procédons à une intervention à grand déploiement, a expliqué Mme Gendron. Nous sommes sensibles à ce genre d'événement depuis Dawson. Les policiers ont suivi des formations pour répondre à ce genre d'événement.»

Même si le témoin n'était pas certain d'avoir vu l'individu entrer dans l'école, Martin Simard, porte-parole du Service de police de Longueuil, a affirmé que dans ces cas, la police ne prend pas de risque.

Le directeur général adjoint de la Commission scolaire des Patriotes assure que le personnel enseignant a été formé l'an dernier pour réagir à ce type d'événement.

Des parents inquiets

De nombreux parents inquiets se sont rendus sur les lieux. Certains communiquaient par textos avec leur enfant confiné à l'intérieur. D'après eux, tout semblait calme dans l'école.

Une ligne a été ouverte afin d'informer les parents. Les intervenants ont reçu plus de 250 appels. Les élèves qui étaient à l'extérieur de l'école lors du déploiement policier ont été dirigés vers le Centre Gilles-Chabot, voisin de l'école. Les parents étaient également invités à s'y rendre.

L'établissement est fréquenté par plus de 2500 élèves.



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