Il ne s'est toujours pas rétracté

«Rambo» - Il ne s'est toujours pas rétracté

Bernard «Rambo» Gauthier© Nicolas Dupont / Agence QMI / Archives

SEPT-ÎLES – Marc Riverin n'est pas surpris que la FTQ et Bernard «Rambo» Gauthier ne se soient toujours pas rétractés, plus de quatre jours après l'envoi de sa mise en demeure pour dommages et atteinte à la réputation.

«Ce n'est pas dans les habitudes de la FTQ de se rétracter, a affirmé Marc Riverin. Ce n'est pas bon pour leur image.»

Par le biais de son avocate, Me Brigitte Bhérer, M. Riverin a expédié une mise en demeure à la FTQ et au représentant syndical du local 791, Bernard Gauthier, dit «Rambo», le 17 février dernier.

Un délai de 24 heures leur était accordé pour se rétracter publiquement, à la suite de commentaires de Gauthier jugés diffamatoires. M. Riverin et RCI réclament aux défendeurs une somme de 250 000$ en dommages et intérêts dans un délai de 10 jours, soit d'ici le 27 février.

«On n'a pas eu de nouvelles, a indiqué Me Bhérer. On va évaluer les dommages. J'imagine qu'ils vont se prendre un avocat. C'est sûr que c'est une rétractation qu'on voulait en premier et c'est sûr qu'on n'a pas eu de réponse de la FTQ.»

Le 7 février, au sortir d'une audience au palais de justice de Sept-Îles, Gauthier a traité RCI «d'entreprise de chaudron», ajoutant qu'elle ne payait pas toujours ses employés en fonction du décret de la construction.

Selon le texte de la mise en demeure, «Rambo» a déclaré dans les médias que RCI ne respectait pas les conventions et que «là où il y a une job de vingt travailleurs, lui (Marc Riverin) va en amener juste dix». Il n'en fallait pas plus pour que RCI et son président réagissent.

Bernard Gauthier se trouvait en cour pour répondre à des accusations d'actes d'intimidation commis dans le but de priver des employeurs de la construction de leur liberté d'embauche. RCI et Marc Riverin ont témoigné lors du procès. Les faits remontent à février 2009, au chantier du lac Bloom, près de Fermont.


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