QUÉBEC - Deux individus font face à de graves accusations pour s'être introduits par effraction, aidés d'un complice, dans le domicile d'un jeune homme qu'ils ont battu à coups de poing, de pied, de bouteille de vin et d'extincteur.
Les événements se sont produits le 13 décembre dernier dans la résidence des parents de la victime de 21 ans, à Pont-Rouge. Ce soir-là, un ami qu'il connaissait depuis quelques mois, Nicholas Godin, lui avait envoyé un texto pour lui dire qu'il passerait le visiter chez lui. Ce qu'il fit, vers 21 h 30, avant de repartir aux alentours de 23 h.
À peine cinq minutes plus tard, la victime avait aperçu des ombres rôdant près de sa maison. Trouvant la situation anormale, le jeune homme avait pris un couteau et s'était dirigé vers la porte, pour la verrouiller. Selon la procureure de la Couronne au dossier, Christine Gosselin, il avait aperçu à cet instant un premier individu à l'intérieur du domicile et trois autres à l'extérieur. Ces derniers, qu'il ne connaissait pas, lui auraient sommé de leur donner de l'argent.
La victime aurait alors crié aux individus de quitter et aurait empoigné l'un d'entre eux, Gary Lavoie, en le menaçant de le «piquer». Il aurait alors reçu un premier coup au visage, puis s'en serait suivie une violente bataille à quatre contre un, où il aurait notamment été frappé à l'aide d'un extincteur et d'une bouteille de vin.
30 points de suture
Le quatuor aurait abandonné sa victime au moment où sa copine serait arrivée. C'est elle qui avait mené son conjoint à l'hôpital, où il a reçu une trentaine de points de suture pour des lacérations au visage et au cuir chevelu.
L'enquête policière avait permis l'arrestation de Gary Lavoie et d'un complice, Jimmy Garneau, une dizaine de jours plus tard. Nicholas Godin, qui avait d'importantes dettes de drogues envers Jimmy Garneau, a lui aussi été arrêté. Il aurait confié à Garneau que la victime possédait d'importantes sommes d'argent et des stupéfiants.
Suspects recherchés
Si Lavoie et Godin ont pu retrouver leur liberté provisoire le temps d'aller en thérapie, Garneau, lui, est toujours derrière les barreaux. La Sûreté du Québec est d'ailleurs toujours à la recherche des deux autres suspects dans cette affaire.