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Station Bonaventure : un des policiers blessé à la tête et au cou

MONTRÉAL – Un des policiers impliqués dans la mort d'un itinérant dans le métro de Montréal, vendredi, a été blessé à la tête, au cou et au ventre à l'aide d'un couteau de type X-Acto, selon le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur.

« Le policier, qui a presque 19 ans d'ancienneté, a passé 10 heures à l'hôpital, a indiqué Yves Francoeur en entrevue à Claude Poirier à l'émission le Vrai négociateur, à LCN, lundi. Dans des cas comme ça, le législateur a prévu que le policier puisse utiliser la force nécessaire. »

M. Francoeur a rappelé que l'utilisation d'un dispositif à impulsion électrique n'était pas toujours la meilleure solution. « Contrairement à ce que tout le monde pense, le “Taser gun” n'est pas toujours une solution magique. S'il vente le moindrement, et c'est le cas dans le métro, on risque de manquer la cible. En plus, si l'individu porte des vêtements épais, comme un manteau Kanuk, en cuir ou en jean, la fléchette ne traversera pas. Quand on est attaqué, quand on pense que notre vie est en danger, ça demeure l'arme à feu. »

Farshad Mohammadi a été abattu vendredi après-midi par des policiers. L'homme de 34 ans d'origine iranienne avait fréquenté le refuge Mission Old Brewery. Le sans-abri avait des problèmes psychiatriques et de toxicomanie.

« Malheureusement, nos policiers ont de plus en plus souvent à intervenir auprès de cas lourds d'itinérants avec des problèmes psychologiques et psychiatriques, a dit M. Francoeur. Très souvent, ils sont intoxiqués à l'alcool, aux drogues et aux drogues dures. Ça fait un très mauvais "mix". On se retrouve en bout de ligne à intervenir en situation de crise. »

De son côté, le spécialiste en sécurité et gestion de crise, Martin Courcy, a affirmé à Claude Poirier qu'il était dangereux d'utiliser une arme à feu dans le métro. « Il y a eu des rapports sur ça, a-t-il noté. Il faut éviter les coups de feu dans le métro. C'est des murs en briques polis et il peut y avoir beaucoup de ricochets. Il faut pousser l'individu vers la sortie pour intervenir. »

M. Courcy se questionne sur l'intervention et sur la formation des policiers. « Des itinérants, il y en aura tout le temps à l'extérieur des hôpitaux. C'est une réalité avec laquelle il faut composer, mais à partir de là, il faudrait que les policiers raffinent leur approche. Quel genre d'enseignement reçoivent-ils à l'Institut? Est-ce que les policiers tirent pour tuer? »

La Sûreté du Québec, à qui l'enquête a été confiée, tente toujours de démêler les détails de cet événement.



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