Valérie Gonthier
Journal de Montréal

Douloureux souvenirs

Drame | Métro - Douloureux souvenirs

La fusillade de la rue Saint-Denis avait coûté la vie à Mario Hamel et Patrick Limoges.© Archives


Valérie Gonthier

«Pourquoi est-ce que les policiers doivent absolument sortir leur fusil? N'y a-t-il pas une autre façon de contrôler les gens malades ?»

Aussi sur Canoe.ca

Serge Limoges, le père de Patrick Limoges, tué lors d'une intervention policière en juin der nier au centre-ville de Montréal, met en doute la pertinence de sortir une arme dans un lieu public afin de maîtriser un individu.

La fusillade à la station de métro Bonaventure, où un psychiatrisé a été abattu par la police vendredi, ressemble en plusieurs points à la tragédie dans laquelle le fils de Serge Limoges a perdu la vie.

«C'est certain que ça fait remonter les mauvais souvenirs, lance-t-il. C'est inquiétant de savoir qu'un événement semblable se soit reproduit. »

D'autres outils ?

Selon lui, cela relève de la chance qu'une autre personne n'ait pas été tuée lors de cette opération.

Persuadé que l'accident qui a coûté la vie à son fils était évitable, il s'insurge que les policiers n'utilisent pas d'autres outils pour se protéger.

«Ils n'ont pas d'affaire à tirer sur le monde comme ça. Tant qu'on ne trouve pas d'autres moyens, on risque la vie d'innocentes victimes, comme mon gars», lance-t-il.

C'est une balle perdue, destinée à l'itinérant Mario Hamel, qui a enlevé la vie à Patrick Limoges, 36 ans.

Il se rendait travailler à l'Hôpital Saint-Luc lorsqu'il a reçu une balle à la nuque. Quelques mètres plus loin, des policiers tentaient de maîtriser le sans-abri Mario Hamel, lui aussi tué lors de cette intervention.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos