Hugo Bourgoin
Agence QMI

Les restes de Diane Grégoire retrouvés

Homicide - Les restes de Diane Grégoire retrouvés

Les ossements de Diane Grégoire ont été retrouvés sur un terrain commercial aux limites de Coteau-du-Lac et Les Cèdres.© Mario Pitre / Agence QMI


Hugo Bourgoin

Dernière mise à jour: 29-11-2011 | 19h51

MONTRÉAL – Les restes de Diane Grégoire ont été retrouvés la semaine dernière à Coteau-du-Lac, en Montérégie. Les autorités l’ont annoncé mardi après-midi au quartier général de la Sûreté du Québec, à Montréal.

Samedi, la SQ avait confirmé avoir retrouvé des ossements humains sur un terrain commercial du chemin Masson, à la limite de Coteau-du-Lac et Les Cèdres. Des vêtements avaient également été retrouvés sur les lieux.

Selon le chroniqueur judiciaire Claude Poirier, les policiers auraient mis la main sur le manteau jaune de marque Kanuk que portait la victime le jour de sa disparition. Concernant les ossements, il s'agirait d'une partie de crâne et d'une partie de colonne vertébrale qui ont été envoyées pour analyses au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale.

Comme cette découverte a été faite sur le territoire de la SQ, c'est elle qui prend désormais l'enquête en main, prenant le relais des policiers de Longueuil.

«Pas question de recommencer à zéro»

Il y a près de deux semaines, l’Agence QMI avait rapporté que le dossier du meurtre de Diane Grégoire avait été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales pour autoriser des accusations. Or, malgré ce nouveau développement majeur, la SQ entend «bonifier» le dossier plutôt que de retourner à la case départ.

«Le dossier continue de cheminer. Ce qu'on espère être capable de faire avec la découverte de la scène de crime, c'est de bonifier le dossier déjà déposé. Il n'est pas question de recommencer à zéro; d'aucune façon», a affirmé le lieutenant Lapointe.

«Avec l'avancée de la science judiciaire, au niveau de tous les éléments de preuve ou indices qui peuvent être trouvés, on a bon espoir que ça va nous permettre d'avancer plutôt rapidement dans l'enquête», a-t-il ajouté.

Une enquête de longue haleine

Diane Grégoire a disparu le 21 janvier 2008. Ce jour-là, elle se serait rendue aux Promenades Saint-Bruno avec son conjoint, Paul Laplante. Selon la version de ce dernier, il devait la retrouver en fin d'après-midi, mais Mme Grégoire ne s'est jamais présentée. Les caméras de surveillance du centre commercial n'ont d'ailleurs jamais permis de prouver que Diane Grégoire s'était rendue aux Promenades Saint-Bruno. Toutes les recherches effectuées depuis n’ont mené à rien, jusqu’en septembre dernier, lorsque les policiers ont reclassé le dossier en homicide. C'est au même moment que les policiers ont entrepris de tamiser une partie du sol de la ferme Shefford dans le but de trouver des indices.


Meurtre de Diane Grégoire: vers un dénouement?

La découverte des ossements de Diane Grégoire, disparue depuis le 31 janvier 2008, permettra-t-elle de trouver son meurtrier et de refermer ce dossier qui a longtemps piétiné?

Ce nouvel élément fera assurément progresser l’enquête, selon l’expert en enquêtes policières de TVA Nouvelles, Richard Dupuis.

«On va être en mesure, premièrement, de déterminer quelles sont les causes du décès de Mme Grégoire. Deuxièmement, si on a trouvé des vêtements, on pourra peut-être trouver des éléments qui pourront incriminer la personne qui a commis le meurtre. Une scène de crime, ça parle, lorsqu’on sait comment la faire parler. C’est déjà un grand pas», a-t-il assuré, ajoutant que la découverte des ossements et des vêtements trouvés à Coteau-du-Lac permettra à un procureur de travailler à temps plein sur ce dossier.

Le Comité de recherche de Diane Grégoire s’est réjoui, mardi, de la nouvelle percée de l’enquête. «On a tous hâte que le dénouement se fasse et qu’une personne soit arrêtée», a dit Claude Gauthier, un membre du groupe.

Lorsque la Sûreté du Québec a annoncé que des ossements humains avaient été trouvés, samedi dernier, elle a précisé que c’était un citoyen qui les avait découverts, le 21 novembre. Mais Richard Dupuis, ex-commandant aux crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal, est dubitatif. Il pense plutôt que c’est un informateur qui a mené les policiers à cet endroit.

«S’il s’agit bel et bien d’un marcheur, ça fait de drôles de coïncidences, s’est étonné M. Dupuis. On parle de déposer le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales et, deux ou trois jours après, on annonce qu’on a découvert des ossements. Moi, j’ai moins tendance à croire ce genre d’événements là qui se suivent de façon trop rapprochée.»



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