Caroline Lepage
Journal de Montréal

Le cas de Beloeil n’est pas isolé

Brûlures au McDo - Le cas de Beloeil n’est pas isolé

© AFP / Karen Bleier


Caroline Lepage

L’accident de Marie-Josée Piquette, qui a subi des brûlures sévères après s’être fait renverser du café sur les cuisses au service au volant du McDonald’s de Beloeil, est loin d’être unique.

Le site Web www.lectlaw.com fait état de 700 cas de brûlures impliquant des clients de McDonald’s.

Ayant fait la manchette dans le passé, l’un d’entre eux a permis à Stella Liebeck d'Albuquerque de recevoir 160 000 $ US de la chaîne de restauration rapide, au terme d’un procès qu’elle a intenté contre la multinationale. Cette dame âgée de 79 ans avait acheté un café au service au volant d’un McDonald’s situé au Nouveau-Mexique. Après avoir déposé son café entre ses cuisses, cette femme se serait gravement blessée avec le liquide en essayant d’enlever le couvercle de plastique, qui était resté coincé.

Même une greffe de peau

Cet accident a causé à Mme Liebeck de graves blessures aux genoux, aux cuisses et à l’entrejambe. La dame a dû être hospitalisée pendant plus d’une semaine et a subi une greffe de peau.

Ces cas traduits en justice ont soulevé tout un débat public sur la chaleur à laquelle McDonald’s servait ses cafés à sa clientèle.

Ceux-ci ne sont pas chauds, ils sont brûlants, dénoncent certains, prétendant qu’à cette température, le breuvage est capable de blesser presque instantanément la peau, la chair et les muscles. Des brûlures aux deuxième et troisième degrés pourraient survenir en quelques secondes.

En effet, des succursales de la chaîne de restauration rapide conserveraient le café à environ 180 degrés Fahrenheit, ce qui est largement supérieur aux 135 degrés d’une cafetière domestique moyenne.

Pour sa part, McDonald’s s’est défendu en disant qu’il offrait du café si chaud parce que ses clients le préféraient de cette façon.



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