Marc-André Gagnon
Agence QMI

Déjà 31 noyades en 2011

Au Québec - Déjà 31 noyades en 2011

«Il faut sensibiliser les gens, et ce qu’il ne faut pas prendre à la légère, ce sont ces affiches qui rappellent les incidents survenus par le passé.»© Agence QMI / Karl Tremblay


Marc-André Gagnon

Dernière mise à jour: 12-07-2011 | 10h19

QUÉBEC — Le décès d’un adolescent de 14 ans dans la rivière Montmorency, survenu samedi à Boischatel, a porté à 31 le nombre de noyades au Québec, une vingtaine de moins qu’à pareille date l’an dernier.

Selon les données compilées par la Société de sauvetage, on comptait déjà, dans la province, 49 noyades, il y a un an. Si cet écart peut paraître encourageant, le porte-parole à la Société de sauvetage, François Lépine, l’explique par le fait qu’avant même l’arrivée de l’été, l’an dernier, le printemps tardif avait déjà entraîné son lot de noyades.

«Le mercure oscillait autour de zéro degré. Il y avait eu beaucoup de noyades sur des plans d’eau glacés, impliquant des motoneiges, entre autres», se souvient M. Lépine.

«Ne pas sous-estimer les affiches»

À la suite de la baignade qui a coûté la vie au jeune Rémy Drolet-Picard, de Québec, samedi dernier, le porte-parole de la Société de sauvetage est d’avis qu’il faut poursuivre la prévention.

«On ne peut quand même pas clôturer la rivière, fait remarquer M. Lépine. Alors il faut sensibiliser les gens, et ce qu’il ne faut pas prendre à la légère, ce sont ces affiches qui rappellent les incidents survenus par le passé : il ne faut pas sous-estimer les affiches», a-t-il insisté.

Depuis une dizaine d’années, ces panneaux, qui avaient été installés à la suite des recommandations de certains coroners, affichent l’âge des personnes qui se sont noyées dernièrement dans la rivière Montmorency.

L’information qui s’y trouve, additionnée aux archives de presse qui ont pu être consultées, permettent de conclure qu’au moins une dizaine de personnes sont mortes accidentellement par noyade, sur la rivière.

Quelles qu’elles soient, les rivières demeurent les endroits les plus propices pour la noyade. «Dans le cas des rivières en général, les conditions vont changer d’une journée à l’autre selon la température et même des bons nageurs peuvent se faire surprendre», assure M. Lépine, qui suggère fortement les lieux de baignade publics, où il y a des sauveteurs.



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